Coronavirus: mais au fait, c'est quoi l'OMS ?

Tedros Adhanom Ghebreyesus est le premier directeur de l'OMS venu d'Afrique.
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Tedros Adhanom Ghebreyesus est le premier directeur de l'OMS venu d'Afrique. - © FABRICE COFFRINI - AFP

Alors que les Fake News sur le coronavirus se propagent (sans mauvais jeux de mots) inlassablement et que de nombreuses théories s’échafaudent sur la provenance du virus ou encore les remèdes possibles, il est nécessaire d’avoir " un phare au milieu de la tempête". Un gage de légitimité. Et en la matière l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est sans conteste l’acteur clé.

C’est vrai quand l’OMS décide de parler "d’urgence sanitaire mondiale", le 31 janvier dernier, on prend légitimement l’ampleur de la chose. Quand elle nous dit que cette dernière est contrôlable, on respire un peu. Et même quand le pharmacien nous explique que le gel désinfectant qu’il a confectionné suit la recette de l’OMS on se sent un peu plus protégé. Bref, en règle générale, les recommandations de l’OMS, c’est du sérieux.


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Mais au fait, c’est quoi l’OMS ?

Une giga structure

L’Organisation Mondiale de la Santé a été créée le 7 avril 1948 comme étant un organe des Nations-Unies. Aujourd’hui, 7000 personnes travaillent en son sein et elle présente dans 150 pays. Son siège principal est à Genève.

Ce sont principalement "des médecins, des spécialistes de la santé publique, des scientifiques et des épidémiologistes […] ainsi que d’experts dans les domaines des statistiques sanitaires, de l’économie ou des secours d’urgence" qui font tourner l’organisation. Bref, la crème de la crème venue des 194 Etats membres qui la compose et qui, par leur contribution, la finance.

C’est cette institution qui détermine quelles sont les priorités en termes de santé publique et définit aussi les maladies. D’ailleurs, elle définit même ce qu’est la santé dans sa constitution : " état de complet bien-être physique, mental et social et ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité."

C’est dire que le domaine d’action est assez large. Cela va de la santé sexuelle et reproductive, à la vaccination en passant par la lutte anti-tabac et cela va jusqu’à la gestion de l’une des plus gaves crises sanitaires du XXIe siècle.


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A la fois politique et expert de la santé

Organe des Nations-Unies, l’OMS est si ce n’est une institution politique, elle est assurément, aussi, un organe de diplomatie. Le directeur ou la directrice général(e) est élu(e) pour cinq ans. Et évidemment, la nomination est aussi un outil diplomatique pour les Etats membres.

Mais par exemple, et c’est une constante, toutes les personnes qui se sont retrouvées à la tête de l’OMS étaient également médecins et/ou expert en recherche de santé publique.

Le cas du docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus ne fait pas exception.

Le premier africain à la tête de l’OMS

Tedros Adhanom Ghebreyesus est éthiopien, ancien ministre de la santé et également ancien ministre des Affaires étrangères de son pays. Élu en 2017, il est le premier directeur Africain de l’Organisation Mondiale de la Santé.

C’est également un chercheur réputé dans le domaine du paludisme.


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En ce sens, il comprend cette double casquette : à la fois diplomate et médecin.

 

 

 

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