Coronavirus: les plus de 40 ans atteints d'autres maladies sont davantage à risques

La peur suscitée par le coronavirus s’étend en Europe. Un cas suspect a été détecté aux Canaries, entraînant la mise en quarantaine d’un millier de touristes, dont une centaine de Belges.

Pour Marius Gilbert, épidémiologiste et maître de recherches FNRS à l’ULB, les autorités espagnoles ont pris la bonne décision. "C’est une mesure raisonnable de la part des autorités sanitaires espagnole qui vise à éviter que des personnes potentiellement contaminées à l’intérieur des infrastructures de l’hôtel soient susceptibles de sortir et d’en contaminer d’autres", a-t-il expliqué sur le plateau du journal télévisé de 13h sur La Une ce mardi 25 février.


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Il poursuit : "Ça c’est dans l’éventualité où il y aurait eu déjà de la transmission à l’intérieur de l’hôtel. C’est simplement une mesure de précaution le temps d’y voir plus clair, le temps de confirmer le cas. Si ce cas s’avère être négatif – parce que ça peut arriver des faux positifs – à ce moment-là tout le monde rentre chez soi tranquillement."

On n’est pas dans un scénario catastrophe hollywoodien

Ce spécialiste tient à rassurer les Belges qui s’inquiéteraient d’une éventuelle épidémie chez nous. "C’est une maladie sérieuse, plus dangereuse que la grippe saisonnière, mais on n’est pas dans un scénario catastrophe hollywoodien". Marius Gilbert pointe ainsi qu’une analyse basée "sur 40.000 personnes en Chine montre que le risque d’être infecté pour les jeunes de 0 à 15 ans est très faible".

"La dangerosité est essentiellement pour les personnes de plus de 40 ans qui en plus cumulent des problèmes de type diabète, maladies cardio-vasculaires ou respiratoires."

Le médecin partage l’avis de Maggie De Block, la ministre de la Santé qui affirme que "le risque que le virus atteigne la Belgique est réel". "Ce type de cas va se multiplier inévitablement parce que c’est un virus visiblement difficile à contenir pour des tas de raisons. On voit une progression régulière difficile à arrêter", ajoute Marius Gilbert.

Pour lui, "il faut se préparer le mieux possible, avec sérieux, sans panique particulière à l’arrivée de ce virus sur notre territoire. Et je pense que tous les pays font ça". Et de conclure : "Ça devient très difficile d’imaginer qu’on va pouvoir échapper à une intrusion du virus dans notre pays."