Coronavirus : les maisons de repos, bombes à retardement de l'épidémie ? La Wallonie prend les devants

Les maisons de repos sont-elles de potentiels mini-foyers à coronavirus ? C'est en tout cas, ce que redoutent de nombreux experts : les personnes âgées sont les personnes les plus à risques. L'inquiétude est donc grandissante dans les seigneuries, comme l'explique Vincent Fredericq, Secrétaire général de la Fédération des Maison de Repos. "Ça n'est pas seulement une bombe pour les maisons de repos, mais également vis-à-vis de l'extérieur, le personnel soignant rentrant chez lui à la fin de sa journée."


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Une attestation de non-contagion

Comme les tests ne sont pas encore systématiques, les résidents, leurs familles et le personnel craignent une explosion des infections. Notamment par des résidents qui reviennent d'hospitalisations. En Wallonie, la décision a été prise de conditionner ces retours, uniquement sur certificat médical.


►►► Vers un dépistage systématique dans les maisons de repos et du personnel de soin


"Pour éviter la contagion dans les maisons de repos, j'ai effectivement demandé à ce qu'elles n'acceptent pas des résidents revenus de l'hôpital sans avoir la certitude qu'ils ne sont plus contagieux" détaille Christie Morreale, ministre wallonne de la Santé et de l'Action sociale.

Ainsi, "tout hébergement d'une personne en maison de repos (ou maison de repos et de soins), qu'elle vienne du domicile ou d'un autre établissement, qu'elle revienne dans son établissement après une hospitalisation ou qu'elle arrive dans l'établissement après une hospitalisation, ne pourra se faire que si ce résident dispose d'un certificat médical de non contagion", écrit la ministre dans une communication envoyée ce dimanche aux 602 maisons de repos wallonnes.

À leur arrivée dans l'établissement, les résidents concernés resteront isolés dans leur chambre pendant une période de 14 jours au cours desquels leurs paramètres de santé seront pris et reportés dans leur Dossier Individualisé de Soins. Enfin, en fonction des besoins de ces résidents "et dans toute la mesure du possible", les établissements veilleront à identifier les membres du personnel qui se relayeront auprès d'eux, précise la ministre Morreale.

Pour le moment, la situation dans les homes semble être sous contrôle, mais les autorités doivent clairement envisager la possibilité d'un effet de bombe à retardement, et mettre en place des mesures de protection le plus vite possible.

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