Coronavirus : les hôpitaux en phase 1A, comment s'organisent-ils pour les soins non-urgents ?

Coronavirus : les hôpitaux en phase 1A, comment s'organisent-ils pour soins médicaux non-urgents ?
Coronavirus : les hôpitaux en phase 1A, comment s'organisent-ils pour soins médicaux non-urgents ? - © LARA BALAIS - AFP

Les soins médicaux non urgents seront compromis dans les semaines à venir en raison du nombre croissant d'admissions et du passage à la phase 1A dans les hôpitaux. Mais, selon le Groupement belge de médecins spécialistes (GBS), les hôpitaux sont mieux préparés que lors de la première vague. "Les hôpitaux peuvent désormais se baser sur des listes des degrés d'urgence par spécialité et décider quels traitements sont prioritaires", analyse-t-il mardi.

À partir de mercredi, 500 lits des unités de soins intensifs seront réservés aux patients atteints de Covid-19. Ce changement d'échelle aura bien entendu un effet sur d'autres soins. Tout comme lors de la première vague, les opérations et traitements non urgents pourraient être reportés. Le Comité Hospital & Transport Surge Capacity du SPF Santé publique se réunira mardi après-midi pour discuter du plan d'arrêt des soins habituels.

Des listes des degrés d'urgence par spécialité

Selon le Groupement belge de médecins spécialistes, les hôpitaux ont tiré les leçons de la première vague et sont maintenant bien mieux préparés. Une liste des degrés d'urgence aide les hôpitaux à décider judicieusement quels soins non urgents doivent être reportés. "Nous avons établi ces listes au cours de la première vague en concertation avec le gouvernement fédéral et l'actuel commissaire en charge de la crise du coronavirus Pedro Facon", explique le secrétaire général du GBS Donald Claeys. "Ces listes indiquent pour chaque spécialité, comme la neurologie et la cardiologie, les traitements et les interventions prioritaires et ceux qui peuvent être reportés. Les hôpitaux décident de manière autonome de la manière dont ils traitent ces listes mais elles constituent un bon repère."

Le GBS insiste sur le fait que les patients doivent oser aller chez le médecin ou à l'hôpital. "Beaucoup de gens avaient peur d'être infectés lors de la première vague et ont choisi de rester chez eux", rappelle M. Claeys. "Nous devons éviter ce scénario. Imaginez qu'un patient cardiaque n'ose pas se rendre à une consultation et se retrouve dans un état critique. Les conséquences d'un retard dans les soins non urgents peuvent être très graves."

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