Coronavirus: les employés indiens du paquebot contaminé supplient leur Premier ministre de les rapatrier

Coronavirus: les employés indiens d'un paquebot supplient leur premier ministre des les rapatrier
Coronavirus: les employés indiens d'un paquebot supplient leur premier ministre des les rapatrier - © Tous droits réservés

Le Diamond Princess, un grand bateau de croisière est en quarantaine pour deux semaines dans le port de Yokohama au Japon depuis le 4 février dernier. A mesure que les jours passent, l’inquiétude à bord grandit et le nombre de personnes à bord contaminées par le coronavirus ne fait qu’augmenter, passant de 8 à environ 135 cas détectés en une semaine.

Plus de 2500 voyageurs sont soigneusement isolés. Les repas sont livrés à leurs cabines devant leurs portes. Ils ont la permission de marcher sur le pont quelques minutes par jour muni de gants et de masques, voilà pour ce qui concerne les passagers.

Mais à bord, il y a aussi plus de 1000 membres d’équipage qui vivent et travaillent, préparant les repas des passagers et assurant les services à bord. Les membres d’équipage dorment jusqu’à quatre personnes par cabine se partageant une salle de bains, ce qui augmente le risque d’infection possible par le coronavirus.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, Binay Kumar Sarkar a demandé au gouvernement indien de l’aider à faire descendre lui et ses collègues du navire avant que le virus ne se propage davantage. L’équipage est majoritairement originaire de pays asiatiques et comprend 132 Indiens.

Une quarantaine qui pourrait s’avérer très dangereuse

Le ministère japonais de la Santé a déclaré que 65 autres personnes avaient été testées positives pour le virus, doublant presque le total à 135 cas avérés à bord. Le navire possède donc maintenant le plus grand nombre de cas de coronavirus en dehors de l’épicentre situé en Chine.

Avant que ne soient connus les soixante nouveaux cas, une centaine des passagers et membres d’équipage avaient déjà été hospitalisés, les quelque 3600 autres, essentiellement des personnes âgées de diverses nationalités, étant toujours en quarantaine à bord. Cette période de mise à l’écart pourrait durer jusqu’au 19 février.

"Alors que la quarantaine sur le Diamond Princess était censée contenir le virus, les conditions auxquelles l’équipage devrait faire face pourraient finir par faire le contraire et aider à propager la maladie", selon certains experts.

Selon le New York Times, "On ne sait même pas combien de personnes sur le navire ont le coronavirus parce que les autorités japonaises n’ont testé qu’une fraction de toutes les personnes à bord, affirmant qu’elles manquent actuellement de ressources pour les tester toutes".

Cauchemar logistique

Le ministre de la santé japonais, Katsunobu Kato, a déclaré lundi 10 février que le ministère "envisageait sérieusement de tester tous les passagers et membres d’équipage à bord du navire", même si "cela serait un véritable cauchemar logistique".

Initialement, le ministère avait limité les tests à ceux qui avaient de la fièvre ou d’autres symptômes ainsi qu’à ceux qui ont confirmé avoir eu des contacts étroits avec une personne infectée.

Le ministère japonais de la santé a "appelé les instituts préfectoraux et municipaux de santé publique du pays, ainsi que les sociétés de test privées et les hôpitaux universitaires, pour voir s’il est possible de mettre en place un système permettant de tester rapidement tout le monde à bord du navire".

Un haut fonctionnaire du ministère a exprimé ses doutes quant à la faisabilité d’un test généralisé de toutes les personnes à bord, déclarant : "Les tests dans des entreprises privées coûteront cher. Les instituts de santé publique préfectoraux et municipaux ont peu d’expérience dans le dépistage de ce nouveau coronavirus. Je ne sais pas s’il est possible de tester un si grand nombre de personnes".

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