Coronavirus : les cinq objets devenus incontournables en 2020

2020 s’achève. Enfin, diront certains. Pour autant, le monde n’en est pas encore quitte du coronavirus. En attendant, il aura fallu s’adapter à cette nouvelle maladie et assimiler de nouveaux comportements afin de réduire au maximum la transmission du Covid-19. Le grand public s’est également habitué à cinq objets. Avant la crise sanitaire, la plupart s’adressaient à des professionnels de la santé, notamment. Cette année, plus personne n’ignore leur existence, tout le monde les connaît, tout le monde les utilise ou les croise. 2020 aura été l’année du masque, du flacon de gel hydroalcoolique, des gants, du plexiglas et de l’écouvillon.

  • Le masque

"Il est scientifiquement démontré que le public ne doit pas porter de masque, c’est inutile", selon Maggie de Block (Open VLD), ancienne ministre de la Santé"L’usage des masques est inutile", selon Olivier Véran, ministre français de la Santé.

Ces déclarations remontent aux mois de mars et avril. L’épidémie frappe l’Europe : c’est la première vague et le premier confinement. Mais quelques semaines plus tard, le port du masque devient une recommandation, d’abord dans les lieux publics fortement fréquentés. Avant de devenir une obligation dès 12 ans dans ces mêmes espaces comme dans les centres commerciaux et les transports en commun. Avant de devenir obligatoire, partout, en rue, comme en Région bruxelloise au cours de l’été.

Ce n’est plus une option. Le masque est un incontournable quand on sort de chez soi. Il faut l’avoir en tout temps dans sa poche et l’avoir sur son nez et sa bouche quand on met le pied dehors. Qu’il soit en tissu, chirurgical, façonné par ses propres soins, acheté en grandes surfaces (une révolution), conçu par une entreprise de tissus, sobre ou à l’effigie d’une marque, peu importe.

Le masque aura sa saga au moment où le monde médical en réclame et que les commandes du Fédéral tardent à arriver sur notre sol.

Enfin, le masque connaîtra des variantes comme le face shield (visière de protection) et le couvre-bouche, dont l’efficacité est nulle.

  • Le gant

Pour se protéger du coronavirus, il faut soigneusement se laver les mains. C’est le meilleur moyen pour éviter une infection.

Mais il y a ceux qui veulent aller plus loin encore et porter des gants jetables notamment lors de leurs déplacements en dehors du domicile. Vous en faites partie ou vous les avez déjà croisées, ces personnes gantées pour faire leurs courses ou circulant dans les transports en commun. Ce n’était pas non plus une habitude chez les restaurateurs. Mais depuis l’apparition du coronavirus, la toute grande majorité utilise des gants lorsqu’ils sont en cuisine ou quand ils prennent une commande.

Le personnel soignant était habitué à ce matériel : des gants en latex, normés, stérilisés. Il sait comme les mettre et surtout comment les enlever. D’ailleurs, si vous en portez et que vous souhaitez vous en débarrasser, faites le dans une poubelle résiduelle après avoir placé vos gants dans un sac un premier sac, fermé.

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Des gants pour doubler le masque et se protéger du coronavirus. © OLI SCARFF - AFP
  • Le flacon de gel

L’utilisation du gel hydroalcoolique s’est popularisée en 2020. Le flacon avait par le passé déjà trouvé une petite place dans le sac à main ou la boîte à gants. Cette année, il est devenu incontournable, surtout quand il n’y a ni eau ni savon à disposition pour se laver les mains.

En Belgique, tout a démarré avant le premier confinement et une première pénurie de gel dans les pharmacies. A suivi, compte tenu de la demande mondiale, une hausse presque indécente des prix au détail.

Puis: sur le site de l’Organisation mondiale de la santé un tuto expliquant comment réaliser son propre gel désinfectant. Enfin: la reconversion de certaines entreprises dans la fabrication du précieux gel, comme par exemple cette distillerie de Mont-Saint-Jean passée de l’alcool du whisky à celui qui tue les virus.

Aujourd’hui, il n’y a plus de pénurie, les fabricants spécialisés font tourner leurs usines à plein rendement. Au sein de la population, tout le monde ou presque possède son flacon. En cas d’oubli, devant chaque commerce, administration ou entreprises privés, des distributeurs sont installés pour permettre une désinfection rapide et efficace des mains.

  • La paroi en plexiglas

Pharmacie, caisse de supermarché, guichet d’accueil, administration, taxi… La paroi en plexiglas est partout, elle fait partie de notre quotidien. C’est une mesure complémentaire pour limiter la propagation des gouttelettes infectées. Dès la mi-mars, au début du premier confinement, dans les lieux encore ouverts au public, la demande d’équipements de protection s’enflamme.

Dans la région liégeoise, un fabricant raconte qu’en quatre jours, son magasin a fourni ce qu’il vend d’habitude en deux mois. "Ce sont des plaques en plexiglas transparent pour pouvoir protéger les personnes, des protections entre les clients ou les patients." Le plexiglas est une barrière entre deux personnes que l’on retrouvera même dans les restaurants, au moment de leur réouverture, pour réaliser une séparation entre les tables.

Le plexiglas aura son concurrent, le verre qui a l’avantage de ne pas griffer. Facile à nettoyer et à recycler aussi.

  • L’écouvillon

Dans le cadre d’un test de dépistage du coronavirus, on introduit un écouvillon dans le nez. C’est celui-ci qui va récolter le mucus à analyser. Soyons honnêtes : avant l’épidémie, rares étaient ceux qui en dehors du personnel médical étaient familiers avec ce dispositif. Fin 2020, que ce soit chez le généraliste, à l’hôpital, dans un drive-in, ils sont plusieurs millions de Belges testés à avoir ressenti la désagréable sensation du frottis à cause de l'écouvillon. Nous en sommes à près de 7 millions de tests effectués dans le pays depuis le début de l’épidémie pour plus de 630.000 cas positifs.

Tester massivement la population a d’ailleurs conduit à une pénurie d’écouvillons. En avril, l’Absym, l’Association belge des syndicats de médecins, criait au manque de matériel. Pour une raison bien simple selon Marc Moens, directeur honoraire : "Le matériel adéquat est difficile à se procurer, car l’usine la plus importante de petits cotons se trouve en Lombardie (Italie) et la production y est à l’arrêt depuis des semaines."

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