Coronavirus : les centres de triage des patients seront soutenus financièrement, annonce l'Inami

Une tente devant un hôpital
Une tente devant un hôpital - © THIERRY ROGE - BELGA

Un cadre financier et administratif flexible sera mis en place dès lundi 8h00 pour soutenir les centres de triage des patients atteints de Covid-19, annonce dimanche l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami) dans un communiqué. Elaboré en collaboration avec le SPF Santé publique et le secteur, ce cadre permettra aux soignants qui luttent dans ces centres de se concentrer à 100% sur les soins aux patients.

Concrètement, une banque de données qui répertorie les centres de triage (avec les adresses de contact et le responsable) est mise en place par le SPF Santé publique et l'Inami et les centres reçoivent un numéro d'ordre. "Une telle banque de données est importante pour avoir une bonne vue de l'offre complète et permet aussi de contacter rapidement tous les centres si nécessaire", estime l'Institut national d'assurance maladie-invalidité.


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Par ailleurs, un honoraire uniforme pour les médecins travaillant dans ces centres est établi. Ce montant correspond au montant d'une consultation d'un médecin généraliste agréé. "Les dispensateurs de soins qui coordonnent et les infirmiers et paramédicaux reçoivent un honoraire forfaitaire par partie de journée. Les pouvoirs publics prévoient aussi une contribution forfaitaire pour le personnel administratif des centres", précise l'Inami.

En outre, pour réduire la charge administrative au strict minimum, les centres peuvent rassembler les informations à une fréquence hebdomadaire. Pour les prestations de médecins, l'Inami a notamment créé un modèle de document récapitulatif type que tous les centres recevront lundi.

"Aujourd'hui, plus que jamais, les dispensateurs de soins doivent pouvoir se consacrer pleinement aux soins de leurs patients. Cette mesure concernant les centres de triage s'inscrit dans ce cadre", souligne la ministre de la santé Maggie De Block. "Ce n'est pas la première mesure de soutien, et ce ne sera pas la dernière. Avec nos administrations, nous travaillons d'arrache-pied à d'autres mesures visant à soulager autant que possible nos dispensateurs de soins."

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