Coronavirus : les activités extrascolaires en difficulté face au manque de perspectives et aux adaptations constantes

L’aménagement prévu pour les jeunes entre 12 et 18 ans avec l’autorisation de pratiquer une activité extrascolaire par semaine sera d’application dès lundi. Mais les règles à suivre poussent à faire des choix du côté des enfants et de leurs parents.

Ce choix ainsi que les différentes mesures pour autoriser le déroulement de l’activité met à mal aussi les équipes encadrantes des structures. Le changement dans les règles en vigueur complique la, déjà difficile, animation des jeunes qui pratiquent des activités extrascolaires autres que sportives.

Les experts avaient préconisé un retour aux activités sportives pour les moins de 18 ans et de préférence en extérieur. Le principe de bulle sera également d’application. 10 enfants pourront participer à l’activité, quelle que soit l’activité prévue. Pas question non plus d’opposer deux clubs lors d’un match. Enfin, les vestiaires resteront fermés, les jeunes devront donc se changer chez eux.


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En ce qui concerne la tranche d’âge 13-18 ans, des mesures complémentaires seront en vigueur. L’activité se fera obligatoirement en extérieur et elle sera annulée si le mauvais temps impose aux jeunes de rentrer dans un bâtiment. Les repas collectifs seront également interdits, seuls les en-cas individuels seront tolérés en extérieur. Pour tous les encadrants, le port du masque sera enfin obligatoire.

Difficilement moralement et économiquement

Avec ces nouvelles conditions l’ASBL "Bas les masques", un centre d’expression et animation pour jeunes se voit dans l’obligation de repenser une fois de plus ses projets et son fonctionnement. "Même si c’est super pour le sport, nous, ça ne nous convient pas parce qu’une énième fois on doit repenser nos projets. Surtout en extérieur avec une météo hivernale ainsi qu’avec des animateurs jeunes et bénévoles qui subissent aussi moralement cette crise", est venu expliquer Amandine Pitance de Bas les masques.

Les jeunes n’ont pas été oubliés, ils ont été ignorés

Elle pointe aussi une situation économique très compliquée par une absence des cotisations suite au peu d’activités organisées. "Nous sommes subventionnés à hauteur de 40%, comme n’importe quelle autre association culturelle et de jeunesse, mais aucune autre aide supplémentaire n’a été donnée depuis le début de la crise", détaille Amandine Pitance.

Et ce n’est pas le message du Premier ministre lors du Comité de concertation du 22 janvier qui conforte l’idée que les gens ont été entendus. Pour Amandine Pitance : "Les jeunes n’ont pas été oubliés, ils ont été ignorés". Elle dénonce les changements perpétuels d’un secteur qui a encaissé depuis le début de la crise. Un secteur de la jeunesse qui demande maintenant à être entendu pour faire preuve de solidarité et de vivre ensemble tout en respectant les mesures sanitaires.

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