Coronavirus : le seconde main demande à être considéré comme "commerce essentiel"

La fermeture des commerces non-essentiels va durer jusqu’au 13 décembre et peut-être être prolongée par le Comité de concertation. Les commerces fermés demandent une réouverture avec des clients qui viendraient sur rendez-vous, tandis que les magasins de seconde main souhaitent complètement rouvrir au plus vite.

La fermeture de ces magasins impact une population déjà précarisée comme l’explique Jean-Marc Caudron, directeur de la Fédération Ressources Magasins d’économie sociale et circulaire : "Une partie de notre public n’a pas accès au commerce en ligne et/ou ne sait pas se fournir en vêtements chauds à la veille de l’hiver". Voir même en cadeaux moins cher que dans les commerces de 'neuf', pour ces fêtes de fin d’année.

Des stocks qui ne peuvent pas s'écouler

De plus, les stocks de jouets ou vêtements de seconde main s’agrandissent alors que rien ne peut se vendre depuis la fermeture du 2 novembre. Le moteur de l’ASBL "Les petits rien" est sans conteste ses magasins, comme se désole la directrice de l’économie sociale de cette association, Julie Lenain : "Sur les 300 personnes de notre centre de tris, seules 10 sont présentes aujourd’hui. Ce n’est pas facile".

Les entreprises d’économie sociale emploient 8000 personnes dans notre pays et elles collectent chaque année 165.000 tonnes de déchets encombrants.

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