Coronavirus : le premier événement-test de la Fédération Wallonie-Bruxelles aura lieu au petit théâtre de Spa le 7 mai

Le premier événement-test qui sera organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles vient de recevoir le feu vert, annonce la ministre de la Culture Bénédicte Linard. Le concert, en intérieur et assis, se tiendra ce 7 mai à Spa. Le petit théâtre de Spa accueillera ainsi un concert intérieur du groupe Ykons.

Protocole

Dans ce lieu pouvant accueillir 440 personnes, 220 personnes seront présentes selon un protocole strict pour éviter les croisements et les attroupements, ainsi que le port du masque obligatoire et une distance d’un siège minimum entre chaque bulle. Pour ce premier événement-test, comme au KVS, un volet "testing rapide préventif" est également prévu sur recommandation du commissariat Covid dans le contexte actuel de l’épidémie. Au total, 3 tests devront être réalisés par les personnes qui assisteront au concert : un test rapide préventif, prévu sur recommandation du commissariat Covid dans le contexte actuel de l’épidémie, un test le jour du concert et un dernier 7 jours plus tard.

Toutes les informations relatives aux conditions à remplir pour participer à ces expériences seront disponibles sur la plateforme www.goforculture.be. Une sélection aléatoire sera réalisée parmi les personnes inscrites pour constituer un groupe de personnes qui participeront effectivement à l’événement, et un groupe "contrôle", c’est-à-dire des personnes qui ne participent pas au concert et qui constituent un point de comparaison permettant de tirer des conclusions solides. Ces derniers seront récompensés par un chèque-cadeau leur permettant d’assister à un événement ultérieur.

Pour rappel, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avait approuvé le 11 mars la mise en place d’un projet pilote visant à organiser 6 événements culturels sous forme de tests "grandeur nature", en collaboration avec un partenaire scientifique spécialisé en en biostatistique pour construire le protocole de l’étude, réaliser une analyse détaillée et décrire les résultats dans un rapport final.

Encadré par des experts

Le marché public portant sur cet accompagnement scientifique, lancé dans la foulée, a été remporté par la société DNAlytics, basée à Louvain-la-Neuve. L’entreprise possède une expérience dans la mise en œuvre d’études dans le domaine de la santé ; elle s’est associée aux professeurs Coppieters (ULB) et Speybroeck (UCLouvain) pour la validation scientifique des questions de santé publique et épidémiologiques liées à l’étude. L’Université de Liège est également associée sur le volet "testing".

"Je me réjouis que ce premier événement-test ait lieu prochainement, le premier réalisé en intérieur avec une jauge de remplissage de 50%. Ce test, qui se déroule dans des conditions assez strictes, notamment avec la dimension testing préalable, a été rendu possible grâce à l’excellente collaboration mise en place avec le partenaire scientifique DNAlytics et le co-organisateur des Francofolies de Spa et député Charles Gardier", commente la ministre de la Culture Bénédicte Linard.

Le directeur commercial de DNAlytics, Damien Betrand, donne plus de détails sur la manière dont va se dérouler l’évènement : " En arrivant sur le site, les participants devront faire un test antigénique rapide. Ensuite ces participants feront un test PCR salivaire. Il y a aura deux tests. Puis, ils pourront assister au concert dans le respect des mesures sanitaires. Sept jours après l’évènement, les participants devront faire un autre test PCR. C’est la comparaison des deux tests PCR qui permettra de vérifier qu’il n’y a pas eu d’infections. Un deuxième groupe participera également au test. C’est ce qu’on appelle un groupe contrôle. Ils ne participeront pas au concert. Ils seront aussi testés. Cela nous permettra de comparer les infections dans un groupe qui vit normalement et dans un groupe qui assiste au concert."

Des participants enthousiastes

"L’idée est de travailler avec un évènement qui se déroule avec places assises dans un petit théâtre. Comme dans plein d’endroits. On essaye aussi que ce protocole soit reproductible pour pouvoir être réalisé ailleurs dans des conditions réelles. Il est évident qu’il ne s’agit que d’un début pour tendre le plus possible vers une capacité maximale des salles, unique solution pour faire redémarrer réellement la culture. Nous avons accepté de participer à ce premier test aux conditions strictes pour continuer d’être du côté des solutions, comme depuis le premier jour où nous avons annoncé notre volonté de réaliser ce premier concert-test", explique Charles Gardier, co-organisateur des Francofolies de Spa et député MR en charge de ce premier concert. "Nous espérons que ce premier test permettra de faire prendre conscience des réalités du terrain. Pour moi, il n’aura de sens que s’il est poursuivi avec une vision à long terme."


►►► Michael de Cock, patron du KVS, ouvre les portes du théâtre ce lundi : "Je crois que le politique se rend compte qu’on ne se sent pas assez écouté"


Une volonté partagée par Renaud Godart, chanteur du groupe Ykons, qui sera sur scène le 7 mai pour cet événement : "Ça bouge et nous en sommes très heureux. Cela doit nous donner des perspectives. Pas pour demain mais pour l’automne par exemple. Que pourrons-nous faire quand les centres culturels reprendront ? Quelle jauge ? En ce qui nous concerne, nous prévoyons de sortir un album en octobre. Il est impossible de dire à ce stade si nous pourrons réellement aller le présenter comme prévu. Une vision à plus long terme est primordiale pour l’ensemble du secteur."

Un éclairage scientifique pour l’avenir, pas une condition pour la reprise

Pour rappel, l’ensemble de ces expériences doit pouvoir apporter un éclairage scientifique complémentaire et permettre d’avancer vers une reprise culturelle durable et sûre.

"Des protocoles sûrs établis en concertation avec le monde culturel existent déjà pour des reprises à jauges réduites. Il est donc évident que ces tests ne doivent pas constituer un préalable à la reprise de la culture et ne doivent pas être menés dans des conditions si strictes qu’elles ne permettraient pas une reprise durable et soutenable. Le travail se poursuit intensément afin de fixer les modalités des cinq autres tests prévus et poursuivre ainsi notre objectif de produire du savoir scientifique en vue du passage d’une gestion de crise à une gestion de risques", conclut la ministre de la Culture Bénédicte Linard.

Sur le même sujet…

JT du 24/04/2021

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK