Coronavirus : le casse-tête des camps dans les mouvements de jeunesse

Certains propriétaires annulent les locations de prairies. Ceux qui gardent la leur se demandent comment s’organiser pour respecter des "bulles" de 50 personnes.

Les patros Notre Dame de Dhuy ont perdu leur prairie. 242 jeunes devaient se rassembler dans la région de Libramont mais l’agriculteur a décidé d’annuler la location : "Il craignait qu’on n’arrive pas à réaliser des bulles de 50 personnes maximum comme demandé par le gouvernement, explique Jeanne Vandermaelen, la présidente. Nous avons réfléchi à tous les aspects pratiques pour que ça puisse fonctionner, qu’il y ait plusieurs bulles sur la même parcelle totalement indépendantes. Mais quand nous avons trouvé les solutions, elles se sont envolées en même temps que notre location".

Sans lieu pour accueillir tout le monde à un mois et demi du début du camp, les patros de Dhuy n’ont d’autres choix que de se rabattre sur des solutions de dernière minute. Ils hésitent à utiliser un terrain situé à… 3 kilomètres à peine de leurs locaux mis à disposition par un propriétaire du coin. Mais les embûches restent nombreuses : "Le terrain n’est pas prévu pour cela au départ et il faudra faire beaucoup d’aménagements, détaille Caroline Simon, l’Echevine de l’Enseignement qui a trouvé cette solution alternative. Et puis il faut aussi avoir la certitude que les assurances couvrent tout le monde tout en dégageant le propriétaire de toute responsabilité".


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Un terrain mais…

Mais même pour ceux qui ont pu garder leur location, encore faut-il parvenir à s’organiser. Une centaine de sections de la fédération "Les Scouts" sont trop nombreux pour respecter la règle des 50 personnes maximum et cherchent des solutions. Pour 5000 scouts et leurs staffs, c’est un véritable casse-tête car il est impossible évidemment d’envisager de sélectionner seulement certains scouts et d’en exclure d’autres : "Nous avons deux sections qui dépassent d’à peine de 3 ou 4 enfants le nombre autorisé, explique Jean-Michel Thunis, membre du staff de l’unité de la Pairelle à Wépion. Nous avons réfléchi aux options et nous allons diviser le camp initial qui passe de deux semaines à une seule en scindant le groupe en deux pour passer sous les 50 individus autorisés". Une option qui permet de ne pas diviser le nombre de chefs en deux également "car ceux qui choisissent de séparer physiquement en deux camps sur deux sites doivent rappeler d’autres chefs, cuistots pour s’occuper des animés et se mettre à la recherche d’un nouveau lieu de camp". La plateforme d’échanges www.soscamps.be met d’ailleurs en relation les groupes des mouvements de jeunesse avec les propriétaires qui ont un bâtiment ou une prairie encore disponibles cet été.

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