Coronavirus : la télémédecine a séduit et sera encouragée à l'avenir

Coronavirus: la télémédecine a fait ses preuves et sera encouragée à l'avenir
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Coronavirus: la télémédecine a fait ses preuves et sera encouragée à l'avenir - © BELGA

Après plusieurs mois de crise sanitaire, le Centre fédéral d’Expertise des Soins de santé (KCE) estime que les consultations en vidéo pratiquées par les médecins doivent être encouragées.

Hasard du calendrier, le centre avait été mandaté par l’Inami et le CHU de Namur pour réfléchir au cadre législatif et l’impact des consultations vidéos sur la santé des patients, spécifiquement les patients atteints de maladies chroniques comme le suivi de l’insuffisance cardiaque, de l’accident vasculaire cérébral (AVC), de l’insuffisance rénale, du diabète, etc.

Cette étude a été, vous l’imaginez, complètement chamboulée. La télémédecine est devenue en quelques jours la norme, surpassant les réticences rencontrées jusque-là par les professionnels de la santé. L’Inami a mis en place dès la mi-mars de nouvelles nomenclatures pour permettre aux médecins de facturer des consultations. Cela n’existait pas encore.

 

Pourquoi encourager l’e-santé ?

La télémédecine permet, selon l’étude, de rendre plus accessible la médecine à des personnes isolées, atteinte d’un handicap ou ayant des difficultés à se déplacer. Cela peut aussi permettre au médecin de limiter le nombre de personnes dans les salles d’attente, les longs trajets ou encore de mieux gérer ses horaires et les urgences quand le territoire à couvrir est large. "C’est le cas des médecins sur la province de Luxembourg par exemple", explique Dr. Dominique Roberfroid, médecin expert au KCE et coauteur de l’étude.

"Un outil de plus mais pas la norme !"

La prise de tension sanguine ou une auscultation ORL ne pourra, a priori, pas être remplacée. Par contre, le suivi de patients chroniques pourrait être réalisé à distance. "Les vidéos consultations ne sont pas censées remplacer toutes les consultations classiques ; les contacts interpersonnels, l’examen physique et la communication en face-à-face restent les fondements des soins de santé. Mais les vidéos consultations peuvent en être une modalité complémentaire utile", explique le Dr. Dominique Roberfroid.

Il reste cependant des inconnues. Aucune étude n’a encore été menée pour déterminer si les consultations vidéos avaient un impact différent sur la santé que des consultations ordinaires.

Certains inconvénients ont été pointés par les médecins : l’aspect parfois chronophage de ces consultations, la difficulté pour des patients parfois plus âgés de s’approprier l’outil numérique.

La crise sanitaire n’est pas encore dernière nous. Le bilan de ces consultations à distance devra être établi au fur et à mesure.

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