Coronavirus : la pression continue de baisser dans les hôpitaux

Coronavirus : la pression continue de baisser dans les hôpitaux
Coronavirus : la pression continue de baisser dans les hôpitaux - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Des nouvelles plutôt encourageantes sur le front du coronavirus ! Alors que les services de soins intensifs étaient encore à la limite de la saturation en novembre, la situation continue de s’améliorer, selon Sciensano, qui évoque une baisse continue des admissions en hôpital. On relève aujourd’hui 121 nouvelles admissions par jour, soit une diminution de 3% par rapport à la semaine précédente. C’est sans doute l’effet des campagnes de vaccination, avance Yves Van Laethem, porte-parole de Sciensano qui ne veut cependant être trop affirmatif tant qu’on n’a pas davantage de recul.

Une tendance que confirme aussi Philippe Devos, président de l’ABSYM (Association belge des Syndicats médicaux) : "Il y a largement moins de cas covid qu’en novembre, c’est une certitude. On compte environ 15% de cas covid au Mont Légia, ce qui près de la moyenne en Belgique qui est à 14% aujourd’hui. Ce qui veut dire veut dire que c’est loin d’être fini mais c’est à peu près le taux d’occupation des infections respiratoires en février. D’habitude, c’est la grippe. Cette année il n’y en a quasi-pas. Les soins intensifs ne chôment pas mais c’est dans la norme des autres années. Et donc vous pouvez vous occuper à nouveau des autres pathologies. Fin décembre nous avions au total dû reporter 3000 opérations et donc on est en train de rattraper ce retard. On fait des journées de 7h30 à 20 heures presque tous les jours au bloc opératoire mais on espère un retour à la normale pour la mi-mai."

Vigilance tout de même

Situation comparable au Chwapi, le groupe hospitalier de Wallonie Picarde, où l’on recense 26 patients testés positifs en unité Covid et seulement 7 patients en soins intensifs, ce qui correspond à une décrue lente mais continue depuis plusieurs semaines. Même constat au CH Mouscron où depuis plusieurs semaines les chiffres sont assez stables avec 10 patients en unité covid et 3 en soins intensifs. Ici, malgré la proximité avec le nord de la France où les cas de variants britanniques se multiplient, on ne constate pas de recrudescence de cas positifs. On reste cependant très vigilants, tout le personnel de première ligne est vacciné et on respecte strictement tous les gestes barrières, affirme la direction de l’hôpital habituée aux échanges transfrontaliers.

Légère augmentation à Mons

Au CHU Ambroise Paré, par contre, le dr Bissen, directeur médical, constate que la pression covid augmente légèrement mais de manière continue. "Nous avons 6 patients en soins intensifs alors que nous n’en avions plus aucun voici deux semaines et 18 patients en unité Covid au lieu 6. Mais cela peut en partie s’expliquer par des transferts venant d’autres hôpitaux. Toutefois, on est très loin de la situation que nous avons vécu en novembre dernier", se réjouit le dr Bissen. "Ici toutes les consultations ont été maintenues durant le 2e confinement si bien que tous les patients urgents qui se sont présentés ont été pris en charge. Et autre bonne nouvelle, il n’y a plus de transferts venant des maisons de repos. C’est dû pour moi à l’effet des vaccinations", conclut le directeur médical de l’hôpital montois.

Les premiers effets de la vaccination

Zéro contamination aussi dans les 3 maisons de repos qui sont en relation avec le groupe Jolimont dans la région du Centre. Les 6 hôpitaux du groupe connaissent une stabilisation dans les chiffres du Covid, voire une légère diminution. Et même situation à Charleroi où l’on note pourtant plusieurs contaminations au variant anglais. Mais au CHU Charleroi, un seul patient covid est en soins intensif.

Dans les hôpitaux bruxellois et ceux de Namur, le constat est semblable. Une stabilisation du nombre d’admissions et un net recul des transferts venus des maisons de repos.

Alors, sans parler d’une victoire décisive sur le Covid, la plupart des responsables des établissements hospitaliers se réjouissent de cette amélioration qui semble s’installer dans le temps et qui s’amplifie grâce aux premiers effets des vaccins. Et à condition toutefois que la campagne de vaccination ne connaisse pas de gros contretemps, tous espèrent un retour à la normale avant les vacances d’été.

Sujet JT 17/02/2021

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