Coronavirus : la Première ministre norvégienne dans le collimateur pour violation des consignes anti-Covid

La police norvégienne a annoncé vendredi l’ouverture d’une enquête après des révélations embarrassantes selon lesquelles Première ministre Erna Solberg et sa famille ont enfreint les consignes anti-Covid.

Face au tollé, la populaire dirigeante du pays nordique, où l’égalité devant la loi est un principe sacro-saint, s’est confondue en excuses pour les écarts ayant supposément entaché la célébration de son 60e anniversaire.

"A la lumière des informations parues dans la presse ainsi que des déclarations de la Première ministre elle-même, la police a décidé de lancer une enquête liée à de possibles violations des règles sanitaires", a indiqué la police dans un communiqué.

Jeudi soir, la radiotélévision publique NRK avait révélé que Mme Solberg et sa famille, réunies pour célébrer l’anniversaire de la cheffe du gouvernement fin février, avaient contrevenu aux règles et recommandations sanitaires visant à limiter les interactions sociales.

Ça n’aurait jamais dû se produire

"Je m’excuse que ma famille et moi ayons enfreint les règles anti-Covid, ça n’aurait jamais dû se produire. Nous aurions bien sûr dû respecter toutes les recommandations comme je vous demande de le faire", a écrit la cheffe du gouvernement dans un long message publié sur Facebook.

"Je pense particulièrement à tous ceux qui ont dû annuler des choses dont ils se réjouissaient, un anniversaire avec des camarades de classe, une fête avec des amis ou quelque chose d’autre d’important. Je comprends ceux qui sont en colère et déçus à cause de cela. J’ai fait une erreur et je tiens à m’en excuser", a-t-elle ajouté.

Affaire embarrassante

L’affaire est potentiellement embarrassante pour la dirigeante de centre droit, généralement saluée pour sa gestion de la crise sanitaire mais contre laquelle des voix critiques commencent à s’élever à quelques longueurs d’élections législatives prévues le 13 septembre.

Le 25 février, 13 membres de la famille de Mme Solberg avaient dîné dans un restaurant – en son absence car elle avait dû se rendre à l’hôpital pour des problèmes oculaires – alors que les règles limitaient à dix le nombre de participants à un événement privé dans un espace public.

Le lendemain, Mme Solberg et ses proches avaient violé une recommandation – qui a valeur de consigne en Norvège – en se retrouvant à 14, a priori quatre de plus que le plafond recommandé, pour déguster des sushis dans son appartement de location.

La Première ministre s’est dite prête à payer une éventuelle amende – généralement élevée - susceptible de lui être infligée si les manquements aux règles devaient être établis par la police.


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Ces révélations ont fait des vagues sur les réseaux sociaux.

"Si le PREMIER MINISTRE, avec des hordes de conseillers, ne réussit pas à comprendre les règles, il est TOTALEMENT ABERRANT d’exiger que le quidam y parvienne", s’est insurgé un utilisateur sur Twitter.

Certains ont appelé à sa démission.

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