Coronavirus : la police prête à sanctionner le non-respect des nouvelles mesures, les amendes devront être payées

La police se dit prête à intervenir concernant les nouvelles mesures mises en place ce vendredi pour tenter de freiner la propagation du coronavirus. Il y a suffisamment de personnes et de ressources pour poursuivre les contrevenants indique la police. Par ailleurs, le ministre de la Justice assure que les moyens seront mis en place pour que ces amendes soient payées.

Nico Paelinck est chef de la police de la zone de police "Westkust" et président du Comité permanent de la police locale. Dans l’émission "De Ochtend" sur Radio 1 ce vendredi matin, il s’est dit satisfait des nouvelles mesures : "Elles sont très claires, tant pour le citoyen que pour la police. Les gens ne pourront pas se cacher derrière toutes sortes d’erreurs. Le gouvernement nous a également fait comprendre que nous, la police, devrons contrôler strictement et rigoureusement les mesures au cours du mois à venir".

Les priorités sont bien définies : "L’accent sera mis sur l’obligation de porter un masque buccal dans les transports publics, sur l’interdiction de rassemblement de plus de quatre personnes et sur l’heure de fermeture des cafés à 23 heures. Nous allons également exercer une surveillance supplémentaire sur les cafétérias des clubs sportifs, car il semble qu’ils ne respectent pas les mesures dans tous les détails".

Des amendes immédiates de 250 euros pour les particuliers

Par ailleurs, la police et la justice souhaitent que les contrevenants soient sanctionnés. Les amendes restent les mêmes : 250 euros pour la personne qui commet l’infraction, 750 euros s’il s’agit d’un "opérateur".

Selon Nico Paelinck, il y a suffisamment d’agents de police pour effectuer cette surveillance : "Les événements ont été annulés, ce qui nous a permis de libérer du personnel pour un travail régulier et pour des patrouilles dédiées au respect des mesures corona. Nous sommes également dans la phase fédérale, ce qui signifie que le ministre de l’Intérieur nous dirige. Cela garantit que nous utilisons la même approche dans tout le pays".

Nous n’allons plus sensibiliser les gens

Et cette approche signifie également que les amendes sont infligées immédiatement : "Nous n’allons plus sensibiliser les gens. Les gens en savent maintenant assez. Et donc nous allons agir immédiatement".


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La police a également tiré les leçons des expériences de ces derniers mois, déclare M. Paelinck : "Nous pouvons travailler de manière plus ciblée, car tout le monde sait qui sont les mauvais élèves dans les communes. Nous avons également plus d’équipements de protection maintenant qu’il y a six mois. Et ils sont nécessaires, car les gens semblent être fatigués de ces mesures. Et puis ils répondent aux policiers qui leur parlent".

Au niveau de la zone de police Bruxelles-Nord, la porte-parole Audrey Dereymaeker confirme que le temps de la sensibilisation est révolu. "Depuis ce matin nous avons nos patrouilles 'commerces' qui sont réorientées sur l’application des mesures (corona). Nous ne sommes plus dans la phase de la sensibilisation. Par exemple, si un lieu doit être fermé et qu’il est ouvert nous le ferons fermer. Nous dresserons également les rapports nécessaires aux poursuites judiciaires".

La créativité avec les spaghettis et les croque-monsieur ne servira à rien

De son côté, le gouverneur de Flandre occidentale, Carl Decaluwé, "en a assez" et donne également le ton : "La récréation est terminée, nous allons mettre des amendes tout de suite".

Lors d’une conférence de presse, il a appelé à un respect strict des mesures "corona". Il a également insisté sur le fait qu’ils ne passeront plus par la sensibilisation. Comme ailleurs, la police va procéder à des vérifications supplémentaires et infliger des amendes immédiates en cas d’infraction.

Ils vont notamment contrôler strictement ce qu’il se passe dans les bars : "La police va déjà rendre visite aux patrons des cafés pour leur expliquer les règles. La créativité avec les spaghettis et les croque-monsieur ne servira à rien. Il n’y a qu’une seule règle : y a-t-il ou non une vignette de l’AFSCA (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire) sur la fenêtre ? Ceux qui ne sont pas en possession d’une telle vignette doivent fermer à 23 heures. La recherche des failles est terminée".

Le ministère de la justice assurera le suivi de tous les dossiers

Des poursuites judiciaires pour les contrevenants qui pourraient donc être systématisées. Les procureurs sont également sur la même longueur d’onde, déclare le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open Vld) à nos confrères de la VRT : "Ces trois priorités : le port du masque buccal dans les transports publics, la règle des quatre personnes et l’heure de fermeture des cafés, ont également été transmises aux parquets".

Et si la police sanctionne quelqu’un, il ou elle devra effectivement payer son amende. Le ministre de la Justice le promet : "La police peut demander à payer immédiatement via un terminal ou via un code QR. Ce système est déjà utilisé pour les infractions au Code de la route. Au Limbourg, par exemple, il est déjà utilisé dans la moitié des cas ; dans d’autres districts, il est malheureusement moins utilisé, car les procureurs y prêtent moins attention. Si une personne refuse de payer, elle s’adresse au ministère de la justice et un règlement à l’amiable est envoyé. S’ils ne paient pas non plus, cela va au tribunal".

Poursuites judiciaires prévues en cas de non-paiement

Le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open Vld), indique de son côté que les citoyens qui ne paient pas ces transactions immédiates seront poursuivis devant les tribunaux.

Mais vu le nombre de dossiers, il pourrait y avoir des retards dans le traitement des dossiers. Le ministre s’en rend compte : "Mais nous allons faire quelque chose à ce sujet, par exemple en envoyant automatiquement aux gens une invitation à leur procès, au lieu d’une lettre du tribunal qui doit être créée encore et encore. En outre, nous voulons numériser le dossier judiciaire dans son intégralité d’ici le milieu de l’année prochaine. Chaque district disposera également d’un magistrat spécialisé en matière de corona, qui regroupera les affaires lors d’audiences spéciales "corona". C’est ainsi que nous voulons combattre l’impunité. À la Justice, nous voulons nous assurer que chaque affaire soit portée devant les tribunaux. Les gens qui pensent pouvoir s’en tirer devront payer".

Sujet JT 19h30 du 8 octobre 2020 sur la différence entre les règles pour les cafés et les restaurants

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