Coronavirus : la Belgique, l'un des pays les plus touchés ? Emmanuel André nuance

Lors de la conférence de presse, le porte-parole Emmanuel André, a tenu à fournir certaines explications concernant la situation de la pandémie en Belgique, comparée à d’autres pays.

En effet, ce vendredi notre pays a dépassé la barre des 3000 morts et l’évolution de la situation chez nous a suscité des réactions de la presse internationale, pointant le fait que la Belgique serait l’un des pays les plus touchés, en tenant compte du nombre de décès par million d’habitants (261 en Belgique, beaucoup plus que la France qui en compte 182 mais quand même en dessous de l’Italie 303).


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La situation épidémique peut être largement différente d’un pays à l’autre en fonction du moment où il est entré dans le pays, avec parfois un démarrage retardé ou accéléré en fonction de la situation propre à chaque pays, détaille Emmanuel André.

"La situation épidémique peut être largement différente d’un pays à un autre, simplement parce que le virus est entré dans les pays à des moments différents. Le démarrage de l’épidémie peut donc avoir été retardé. Ce dernier peut aussi avoir été accéléré. En Belgique notamment, plus de 150 nouveaux foyers ont commencé en même temps après les vacances de Carnaval et donc le démarrage de l’épidémie a été particulièrement rapide. C’est la particularité de notre pays", a d’emblée situé l’expert.

Des chiffres qui dépendent de la capacité de faire des tests

"Le nombre de décès rapporté est lié à la capacité des hôpitaux à réaliser un test qui confirme que le décès un bien lié au Covid-19". Selon le virologue, il peut donc y avoir un sous-rapportage dans certains pays si certains décès ne sont pas clairement identifiés comme état lié à une infection au coronavirus. Le virologue insiste sur le fait que les autorités belges tiennent "à rapporter tous les décès et ce en toute transparence".

Le porte-parole précise la façon de procéder : "En Belgique nous tenons à rapporter l’ensemble des décès qui sont liés au contexte du coronavirus et prendre en considération les chiffres des décès dans les maisons de repos", ce que la Belgique fait mais pas forcément tous les pays de la même manière.


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"Il est hasardeux de faire des règles de trois dans ce type de situation", faisant référence aux tableaux et graphiques comparant la situation sanitaire en Belgique avec celle d’autres pays. Emmanuel André estime que pour comparer la situation de la Belgique avec celle d’autres pays, il faut plutôt observer le nombre de décès dans les hôpitaux qui est de 1840 à l’heure actuelle sur notre territoire.

Il n’empêche que le nombre de décès continue à augmenter alors que certains indicateurs ont tendance à s’améliorer.

Cela s’explique par l’analyse des trois vagues : contamination, hospitalisation et puis décès. Il y a un décalage entre ces vagues qui implique donc qu’il est normal d’avoir un nombre conséquent de décès alors que certains indicateurs sont meilleurs. Enfin, la poursuite de l’augmentation du nombre de décès dans les maisons de repos, et "qui n’est pas une situation de contrôle".

 

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