Coronavirus : l'Onu inquiète après le retour de dizaines de milliers d'Afghans dans leur pays

Des dizaines de milliers d'Afghans sont rentrés dans leur pays ces dernières semaines depuis le Pakistan et l'Iran. Le Haut Commissariat de l'Onu pour les réfugiés (HCR) a appelé mardi à Genève la communauté internationale à aider davantage ces trois États face à la menace du Covid-19 dans un contexte déjà difficile.

Le Pakistan et l'Iran rassemblent environ 90% des près de 2,8 millions de réfugiés afghans

Sans assistance aux Afghans et à leurs communautés d'accueil dans les pays où certains d'entre eux se sont réfugiés, l'impact sur les efforts mondiaux contre la pandémie sera "considérable" et "négatif", a affirmé à la presse un porte-parole. Malgré l'insécurité liée aux violences et la menace d'infections du coronavirus, des dizaines de milliers de personnes sont rentrées du Pakistan depuis la réouverture temporaire de la frontière la semaine dernière.

Depuis l'Iran, un pic avait été atteint à 60.000 retours en mars. Actuellement, 1500 Afghans se rapatrient chaque jour depuis ce pays. De quoi provoquer de possibles débordements du dispositif médical et social. "C'est une situation difficile. Cela pourrait affecter n'importe qui", selon le porte-parole. "Nous devons faire tous les préparatifs dont nous avons besoin" pour éviter une explosion des cas.


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Le Pakistan et l'Iran rassemblent environ 90% des près de 2,8 millions de réfugiés afghans et tous deux font face à une pression importante sur leurs systèmes sanitaires et économique.

Parmi ceux-ci, le confinement et un large ralentissement de l'activité économique empêchent de nombreuses personnes de satisfaire leurs besoins les plus importants en ce qui concerne la nourriture, le logement et la santé. Comme dans d'autres pays, la plupart d'entre eux obtiennent leurs revenus grâce à des emplois à la journée. Ils se retrouvent sans ressources et leurs communautés d'accueil font également face à des difficultés.

Les trois gouvernements oeuvrent pour prendre en compte les déplacés dans leur réponse nationale concertée. Mais ils ont besoin d'un "soutien international", a ajouté le porte-parole du HCR.

De son côté, le HCR a reçu moins de 20% du financement demandé pour cette zone. En Iran, il a acheminé des médicaments et du matériel d'hygiène pour des milliers de réfugiés. Au Pakistan, des dizaines d'unités de logement ont été distribuées dans plusieurs régions.

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