Coronavirus : l'interdiction de la chasse profite au couple de loups repéré dans le Limbourg

Un loup dans un parc en Allemagne
Un loup dans un parc en Allemagne - © PATRIK STOLLARZ - AFP

Le couple de loups Noëlla et August est plus souvent repéré dans le Limbourg depuis la crise sanitaire liée au coronavirus, indique l'Agence flamande pour la nature et les forêts, précisant qu'il s'agit d'un comportement naturel. L'organisation "Welcome Wolf" espère que l'interdiction de chasse actuelle sera prorogée, afin que les louveteaux attendus dans les prochains mois puissent grandir en toute tranquillité.

Selon l'Agence pour la nature et les forêts, les loups sont de toute façon très actifs pendant cette période et traverseront tout leur habitat pour laisser des traces olfactives. "Ils le font pour faire savoir à d'éventuels autres loups que c'est leur territoire et qu'ici le terrain est 'occupé'. C'est un comportement très caractéristique que nous voyons dans toutes les meutes de loups, également dans d'autres pays européens, pendant la période qui précède la naissance de jeunes."


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La période d'accouplement des loups est maintenant terminée. Il est supposé que Noëlla attend des petits, de sorte que la femelle et August se retireront bientôt dans ce que l'on appelle une "zone focale". "Noëlla y mettra bas au plus tôt fin avril et y restera deux mois, donc August devra apporter de la nourriture", explique Jan Loos, de "Welcome Wolf".

Selon ce dernier, ce serait une bonne chose si l'interdiction de chasse est prolongée dans les prochains mois. "Pour l'instant, les chasseurs n'ont pas l'excuse de chasser les sangliers. Sinon, ils se promèneraient toujours avec des lunettes infrarouges et des fusils de sniper", estime Jan Loos. "Sans l'interdiction de chasser, toute forme de contrôle serait impossible, alors que ceux qui circulent maintenant sont en violation. L'interdiction contribue donc certainement à protéger les loups."

"Les mesures s'appliquent désormais jusqu'à fin juin, mais les jeunes n'auront que quelques semaines. De préférence, indépendamment des décisions liées au coronavirus, il faudrait que les mesures soient prolongées jusqu'à fin septembre", conclut Jan Loos.