Coronavirus : huit des 10 Belges en quarantaine sont sortis de l'hôpital

Soulagement pour ces 8 personnes. Elles sortent une par une de la zone de confinement tout sourire et avec les félicitations du personnel médical. Elles étaient à l’isolement depuis 14 jours à l’hôpital militaire de Neder-Over-Hembeek. Elles ont été rapatriées de Chine le 2 février et mises en quarantaines par mesure de précaution, même si elles ne présentaient aucun symptôme du coronavirus. Elles ont dû y rester deux semaines, c’est la durée protocolaire de mise en quarantaine prévue par l’Organisation mondiale de la Santé.


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Choyés par l’équipe médicale

Et manifestement, l’ambiance a été bon enfant au sein du groupe pendant leur quarantaine. "Deux semaines, c’est long reconnaît Johan, mais on a été très bien soigné par le personnel ici. La cuisine aussi était très bonne. On a été gâtés". Il était confiné avec sa compagne Hua, d’origine chinoise. Le couple était en voyage pour le Nouvel An chinois : "On a atterri là-bas le 20 janvier. Le 21, une amie de ma femme nous a dit d’acheter des masques parce qu’ils partent comme des petits pains. Le jour d’après, la ville était fermée".

Ce soir, Johan et Hua seront donc chez eux, "on va manger des frites !" sourit Johan. Sa fille est à ses côtés, venue l’accueillir, heureuse de retrouver son papa : "C’est chouette ! On s’est téléphoné tous les jours et maintenant je suis juste contente de les revoir tous les deux".

Durant la quarantaine, les patients ont noué des liens. Ils ont, par exemple, créé un canal Whatsapp pour communiquer entre eux. Ils jouaient au ping-pong sur la table mise à disposition dans la salle commune. Le personnel leur a organisé des activités, des soupers italiens et grecs notamment. Malgré ça, Leen, une journaliste belge basée à Pekin, reconnaît qu’à la fin, c’était long : "Au 11e jour, je commençais à trouver le temps long, mais on était proche de la fin. J’avais mon téléphone, mon ordinateur, je pouvais encore travailler".

Des mesures de précautions très strictes

Pour écarter tout risque de contagion éventuelle, les règles étaient strictes dans la zone de confinement. "Dans les chambres en commun, il fallait prendre des précautions, raconte Leen. Il fallait porter le masque, garder une distance de 2 mètres et toujours se désinfecter les mains avant de rentrer ou quitter une chambre".

Rassembler tous les patients au même endroit n’était pas qu’une mesure médicale, cela permettait aussi de bien les informer sur leur état : "Nous étions tous très calmes, explique Leen. On recevait beaucoup d’information. On pouvait poser toutes nos questions. En fait, c’était le meilleur endroit pour être en quarantaine".

Presque tout le monde est sorti

Durant cette période, les patients ont été testés six fois. "Si on pense rationnellement on sait que la probabilité est très basse d’être malade, se rassure Leen. Mais des fois, on lit quelque chose dans les médias. La période d’incubation est en moyenne de 5 jours mais il peut y avoir des exceptions alors j’espérais ne pas être cette exception". Chacun des tests s’est finalement avéré négatif pour eux.

Le chef du service des maladies infectieuses de l’Hôpital garantit : "Ils sont tous 100% safe, il n’y a aucun risque de contagion". Ils ont donc tous les 8 étés autorisés à sortir cette après-midi.

Un autre belge de retour de Chine dans le même avion avait lui été infecté par le Coronavirus. Il a été traité dans un autre hôpital, il a pu en sortir samedi soir.

Restent encore deux personnes à l’hôpital de Neder-Over-Hembeek. Ils ont, eux, été rapatriés dimanche dernier, elles doivent donc rester une semaine encore pour respecter les 14 jours de quarantaine.

 

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