Coronavirus : gants en plastique, masques jetables ou en tissu… Qu'en faire après l'utilisation?

Alors que nous entrons dans la première phase de déconfinement depuis ce lundi, nous allons être amenés à vivre davantage avec le virus à mesure que nous reprenons progressivement nos habitudes. Et par conséquent, nous allons être amenés à devoir nous protéger de plus en plus.

Par exemple, le port de masque devient obligatoire à partir de l’âge de 12 ans dans les transports en commun. Si les masques de confort sont autorisés, voire une écharpe correctement mise sur le nez et la bouche, le gouvernement tente d’étendre un maximum l’accès aux masques. D’ailleurs, ce mardi, les grandes surfaces seront en mesure de vendre directement des masques chirurgicaux, alors que jusqu’à présent ces masques n’étaient disponibles qu’en pharmacie.

Entre les masques jetables, ceux en tissus les gants en plastique etc. Quels sont les bons usages de ces nouveaux objets du quotidien ?

Masques en tissu : se constituer une petite réserve

Avec la pénurie des masques chirurgicaux pendant la crise du coronavirus, les couturières du pays se sont mobilisées. Sont alors apparus les masques en tissu sous toutes les coutures. Certains professionnels de la santé, comme le professeur Jean-Luc Gala, ont même élaboré des tutoriels pour réaliser son masque.

Alors fleuri, flashy ou coloré, le masque en tissu est entré dans notre vie quotidienne. La bonne nouvelle, c’est que ces masques sont réutilisables. Mais pour être efficace certaines pratiques sont indispensables :

  • Bats les pattes : Si les masques en tissu sont réutilisables, comme pour les masques jetables, il ne faut pas les toucher. Autrement ils perdent leur capacité de protection.
  • Procédure à suivre : Lorsque vous rentrez chez vous, avant de toucher le masque sur votre visage pour l’enlever, lavez-vous les mains avec du savon et seulement après vous pouvez enlever le masque, par les élastiques. Attention, il n’est pas question de le poser ensuite négligemment sur la table du salon ou toute autre surface. Suspendez le pendant au moins 24 heures ou bien déposez-le dans une bassine en plastique avec de la lessive et de l’eau chaude. En machine, il doit être lavé à 60 °C.
  • Vérifier l’humidification du masque : vérifiez si vous avez transpiré dedans ou bien si vous avez été en face de personne qui postillonnait par exemple.

Avec ces règles d’usages à mettre en place, il est peut-être utile de se constituer une petite réserve de trois ou quatre masques afin de toujours en avoir un sous la main.

Masques et gants jetables : avec les déchets résiduels

Parmi ces nouveaux objets du quotidien on retrouve aussi les versions jetables et là c’est un autre casse-tête.

Ce mardi, par exemple, les grandes surfaces mettent en vente des masques jetables à prix coûtant. Pratique et nécessaire pour se protéger face au covid-19. Mais du côté des services de propretés on tient à mettre en garde, il n’est pas question de jeter en rue ces déchets potentiellement dangereux et il faut savoir comment les trier.


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Une première règle à observer : ces objets ne vont uniquement dans les poubelles des déchets résiduels et non dans les sacs dédiés au plastique par exemple. Ils seront ensuite incinérés.

Recommandation supplémentaire : si vous êtes contaminés par le covid-19, il n’est pas inutile de doubler la protection. Mettez vos masques, mouchoirs en papier et gants usés dans un premier sac avant de le mettre dans la poubelle des déchets résiduels. Et "toujours bien fermer vos sacs", explique Etienne Cornesse, porte-parole de Bruxelles Propreté.

"Ce sont des règles connues, mais elles sont d’autant plus importantes aujourd’hui", souligne le porte-parole.

Halte aux dépôts sauvages

En temps normal, il est déjà interdit de jeter ces déchets en rue. Mais en période de coronavirus, c’est proprement "inconscient", pointe Etienne Cornesse. Or, depuis l’apparition de ces nouveaux objets du quotidien, les professionnels observent une augmentation des dépôts sauvages d’ordures et de masques et de gants jetables jetés en rue. "C’est simplement mettre nos équipes en danger", explique le porte-parole.

Selon une enquête menée par l’asbl Be Wapp en Wallonie, "une commune sur deux a en effet observé une augmentation des dépôts clandestins sur son territoire, depuis l’annonce des mesures de confinement", et les communes doivent aussi faire face aux nouveaux déchets liés à la pandémie.

Au-delà même du civisme de base, laisser en rue nos déchets liés à la pandémie, représente un risque pour le personnel de nettoyage et, comme l’indique Etienne Cornesse, "si le personnel de collecte tombe malade, on ne pourra plus assurer le ramassage des ordures".

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