Coronavirus : fausse alerte pour le cas suspect en Belgique, mais les hôpitaux sont prêts

La personne qui présentait les symptômes du Coronavirus n’est pas infectée, confirme ce samedi Vinciane Charlier, porte-parole du SPF Santé Publique. Le patient, qui revenait de Chine, avait été admis au CHU Saint-Pierre à Bruxelles. Il était hospitalisé au centre de référence pour les viroses émergentes de l’hôpital bruxellois. Des prélèvements ont été effectués et envoyés au laboratoire de la KULeuven et les résultats se sont révélés négatifs.

De son côté, la ministre de la Santé Maggie De Block a indiqué qu'il s'agissait simplement d'une grippe saisonnière.

Il faut qu’on soit prêt à accueillir d’éventuels cas

Le coronavirus, apparu en Chine, continue de se propager. Les premiers cas européens ont été détectés en France. Charlotte Martin confiait ce samedi matin qu’il fallait se préparer à ce que des cas apparaissent prochainement en Belgique : "Je pense que, dans les jours qui viennent, il faut qu’on soit prêt à accueillir d’éventuels cas", dit-elle, interrogée par la RTBF.

Mais a priori, il ne faut pas paniquer si l’on n’a pas voyagé en Chine ces 14 derniers jours, ou si l’on n’a pas été en contact avec quelqu’un qui en revient.

Qui plus est, les médecins généralistes et les hôpitaux ont reçu ces derniers jours toutes les informations pour détecter la maladie. Et aussi les procédures à suivre avec un éventuel patient atteint par ce coronavirus chinois. Michèle Gerard, infectiologue au CHU Saint-Pierre, détaille ces procédures.

Si un patient est suspecté d’être porteur du virus, des prélèvements seront réalisés et envoyés vers l’hôpital de la KUL, hôpital de référence pour les prélèvements. Et en attendant les résultats, le patient sera placé à l’isolement dans l’hôpital où il s’est présenté.

Si le cas est confirmé

Dans ce cas, explique Michèle Gerard, "soit l’hôpital dispose des moyens d’isoler le patient au niveau aérien, soit il sera transféré vers le centre de référence des viroses émergentes, en l’occurrence, le CHU Saint-Pierre, avec une ambulance spécialement affrétée".

Des mesures strictes pour l’entourage

Concernant l’entourage d’un patient potentiellement porteur du virus, un inspecteur de l’hygiène est mandaté. Il aura la responsabilité d’établir une liste de toutes les personnes "qui auront eu des contacts à risque avec le patient", en fonction des définitions établies par l’Organisation mondiale de la santé, souligne l’experte.

En revanche, en Belgique, les contacts du patient ne sont pas isolés. Ils seront, néanmoins, surveillés de près. A savoir, "une visite de l’inspecteur de l’hygiène deux fois par jour avec des contacts personnalisés".

Et si, les proches devaient également manifester des symptômes du virus, alors ils seraient soumis au même protocole que le patient.