Coronavirus en prison : des associations demandent que les détenus puissent maintenir des relations affectives

Quatre associations ont publié mardi une carte blanche demandant à l’administration pénitentiaire de prendre des mesures qui garantissent des relations affectives aux prisonniers malgré le contexte sanitaire actuel.

"La crise sanitaire ne peut continuer à justifier l’atteinte au droit à la vie privée et familiale des personnes détenues et de leurs proches", dénoncent l’Observatoire international des prisons, la Ligue des droits humains, le Collectif des luttes anti-carcérales et le GENEPI Belgique.

"La crise sanitaire n’est pas près de se terminer, il est urgent d’organiser le régime de détention pour permettre le maintien des relations familiales, sociales ou affectives entre personnes détenues et leurs proches dans un contexte sanitaire", ajoutent-elles.


►►► À lire aussi : Coronavirus aux Etats-Unis : plus de 1000 détenus contaminés dans une prison du Texas


La crise du covid-19 a mené à des restrictions importantes des visites aux détenus, dont la suppression des visites intimes hors surveillance (VHS) et des conditions strictes imposées aux visites à table. Les VHS, qui se déroulent dans un salon-chambre, permettent aux détenus d’avoir des relations intimes avec leur compagne/compagnon sans être observés.

Si les visites à table ont pu reprendre sous de strictes conditions le 25 mai (limitation du nombre de visites et de visiteurs, interdiction de contact physique), les VHS n’ont pas repris.


►►► À lire aussi : Un voleur multirécidiviste capturé dans le centre de Bruxelles et conduit en prison


"Les personnes détenues et leurs proches souffrent énormément de cette privation de contacts affectifs, de l’impossibilité d’avoir des relations intimes et ce dans un contexte de détention rendu très difficile en raison de la crise sanitaire (absence ou forte réduction de possibilités de travailler, de suivre des formations, etc.)", soulignent les associations.

Sur la base des témoignages recueillis par les associations, celles-ci réclament une série de mesures : octroi d’un "maximum de permissions de sorties et congés pour raisons familiales, rétablissement des VHS en prévoyant un nettoyage accru des salles et un isolement d’une journée après la visite, et rétablissement des visites entre sites, internes (entre détenus), à table et en VHS aux mêmes conditions que les autres visites.

Droits des détenus en péril selon l'observatoire des prisons (reportage du JT du 16 août)

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK