Coronavirus en Belgique : voici pourquoi la mauvaise météo est en partie responsable de l’explosion des cas de Covid-19

S’il y a bien deux choses que tout le monde aura remarqué ces dernières semaines, c’est que les températures ont baissé et que l’épidémie de Covid-19 a repris du poil de la bête. Nous sommes donc en droit de nous demander s’il y a un lien entre cette météo automnale et l’arrivée de cette deuxième vague de nouveau coronavirus.

Si aucune étude n’a pu démontrer que la baisse des températures favorise la propagation du virus, ce qui est certain c’est que cette baisse modifie les comportements humains. Or ce sont toujours nos comportements qui favorisent ou ralentissent la propagation du Covid-19. Avec la baisse des températures nos activités se font principalement à l’intérieur, nous nous regroupons dans des lieux fermés, nous aérons moins les pièces. Ce sont là toute une série de facteurs qui favorisent la propagation du nouveau coronavirus.

L'hiver nous pousse à adopter des comportements qui favorisent la propagation

L’épidémiologiste Yves Coppieters établit un lien entre les températures et les augmentations de cas : "Je pense qu’on peut faire un lien puisque depuis un mois et le retour d’une météo automnale, il y a une augmentation exponentielle du nombre de cas. Nos activités se font beaucoup plus à l’intérieur, on se regroupe et on ventile peu ou moins bien les pièces. Les faibles températures favorisent donc la diffusion du virus. S’il y a un contaminateur dans une pièce alors il peut contaminer tout le monde, par le phénomène de projection directe ou d’aérosolisation".

Le virus aime les basses températures

Autre problème de la baisse des températures c’est que le Covid-19 aime avoir froid : "Oui ça, on le sait, comme toute une série de virus respiratoire vont revenir pendant l’hiver, ce sont des virus qui ont besoin de faibles températures et d’humidité pour favoriser leur transmission et le SARS-CoV-2 semble en faire partie", explique Yves Coppieters.

Nous sommes donc face à un cocktail explosif, le changement de nos comportements à cause du froid et les conditions favorables à la transmission du virus.


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On ne peut cependant pas affirmer que le Covid-19 est un virus saisonnier puisqu’il ne nous a pas quitté pendant les mois d’été. "S’il revient en force maintenant c’est principalement dû à nos changements de comportements. Ce virus n’a pas muté au point d’entraîner des changements des formes cliniques. C’est toujours le même virus. S’il était saisonnier, il reviendrait maintenant sous une autre forme".

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La capacité de testing doit s'améliorer

Malheureusement nous ne sommes qu’au début de la période froide et les semaines et mois qui arrivent verront les températures baisser encore, ce qui aura des répercussions sur la propagation du virus : "L’entrée dans l’hiver va compliquer encore plus les choses. Non seulement pour les raisons expliquées précédemment mais aussi parce que toute une série de gens vont avoir des symptômes d’infections respiratoires et si le testing n’est pas plus efficace alors on ne va pas s’en sortir. Il y aura tellement de gens avec des symptômes qu’on ne saura pas lesquels doivent être complètement isolés à cause du Covid-19 et lesquels sont atteints d’une grippe ou autre", affirme Yves Coppieters.

Un travail sur les capacités de testing doit donc être mené rapidement pour le professeur Yves Coppieters mais nous pouvons tous et toutes limiter les conséquences de l’hiver sur la diffusion du virus en continuant d’agir au quotidien. Respecter les distances, se laver les mains régulièrement, porter le masque, aérer régulièrement les pièces fermées.

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