Coronavirus en Belgique : une hausse de 11% des contaminations, faut-il s'inquiéter ?

Coronavirus : une hausse de 11% des contaminations, faut-il s'inquiéter ?
Coronavirus : une hausse de 11% des contaminations, faut-il s'inquiéter ? - © Mark Metcalfe - Getty Images

Presque tous les signaux de l’épidémie de coronavirus, comme les hospitalisations ou les décès sont au vert, les chiffres diminuent de semaine en semaine - pour les décès on est même passé de 4,6 en moyenne la semaine précédente contre 1,6 ces sept derniers jours. Mais il y a un chiffre qui ne baisse pas depuis plusieurs semaines, ce sont les nouvelles contaminations. Une hausse de 11% en moyenne, pour les derniers chiffres. Alors, va-t-on dans le mauvais sens comme le dit le virologue de la KULeuven, Marc Van Ranst et doit-on s’en inquiéter ?

Plus de contaminés chez les 20 – 50 ans

Nous avons posé la question à Yves Van Laethem, spécialiste des maladies infectieuses au CHU Saint Pierre, et porte-parole interfédéral pour la lutte contre coronavirus : "Il y a clairement une augmentation du nombre de cas ces deux dernières semaines mais il s’agit d’un public plutôt jeune entre 10 et 50 ans essentiellement dans les trois provinces, Anvers, le Limbourg, et Liège. Cela n’implique pas plus d’hospitalisations, c’est une population qui n’a que peu ou pas de symptômes."


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Et d’ajouter : "Cette nouvelle circulation du virus pourrait avoir des impacts pour des personnes plus fragiles. Ces nouveaux contaminés, sont généralement en bonne santé, n’ont que peu de comorbidités, même s’il y a eu l’un ou l’autre décès, parmi eux. Leur problème, c’est qu’ils sont des vecteurs de propagations de la maladie surtout, par exemple, dans les maisons de repos où l’on a élargi les possibilités de visites."

Davantage de dépistages, moins de respect des gestes barrières

Comment expliquer ces nouvelles contaminations. Le spécialiste constate : "D’une part, il y a davantage de dépistages. On fait plus de tests et on dépiste mieux les contacts étroits des gens cliniquement infectés. D’autre part, on constate une diminution des précautions chez ces gens qui ont repris leur vie active et sociale. C’est ce qui a justifié la dernière décision des autorités, à savoir l’obligation de porter le masque dans les endroits clos."

L’épidémie repart-elle à la hausse ?

Yves Van Laethem se veut rassurant : "Nous nous trouvons dans des zones de contaminations 'normales', on tourne aujourd’hui aux alentours des 10 – 12 cas par 100.000 habitants sur 14 jours. Ce n’est qu’à partir de 20 personnes par 100.000 habitants sur 14 jours, qu’il faut commencer à se poser des questions. C’est d’ailleurs le seuil qui a été choisi pour mettre à l’orange, les pays qui nous entourent dans les conseils de voyages à l’étranger."

Un premier frémissement, la première vaguelette

Il faut cependant rester vigilant, pour lui, ceci est peut-être, un premier frémissement, la première vaguelette après la baisse de courbes de contaminations puis le plateau. S’il y a dans les prochaines semaines une remontée, ce sera le signe d’une première vaguelette de l’été mais pas, toujours selon lui, d’une deuxième grosse vague. Il faudra bien la contenir pour éviter qu’elle se transforme en vague. Autrement dit, pas de panique mais ne baissons pas la garde, ce n’est pas fini.

Analyse des chiffres du jour avec Yves Coppieters dans le JT du 14/07/2020

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