Coronavirus en Belgique : sur la base de quels critères des mesures seront-elles prises dans les mois à venir ?

A quoi ressembleront l’automne et l’hiver à l’heure du Coronavirus ? A partir de quel seuil les autorités décideront d’assouplir ou de renforcer les mesures ? Dans tout le pays ou dans quelques endroits ciblés ? Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19, a détaillé ce vendredi les niveaux d’alerte qu’il faudra surveiller dans les semaines à venir.

Objectif de cette "tour de contrôle" épidémique : mesurer le risque et établir des seuils d’alerte au niveau national ou plus local. C’est le Risk Assessment Group (RAG) qui est chargé d’analyser la situation. Celui-ci est composé de médecins épidémiologistes de Sciensano, des autorités sanitaires fédérales et des entités fédérées, ainsi que d’experts dans le domaine du risque sanitaire.


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Les éléments qui entrent en ligne de compte sont les suivants :

  • "D’abord mais pas seulement", précise Yves Van Laethem, l’augmentation du nombre de cas. L’échelle part d’un niveau où il n’y a pas d’alarme à un niveau de pré-alarme, puis un niveau d’alarme gradé de 1 à 4 ;
  • La tendance des chiffres : voir si cette tendance est à la diminution ou à l’augmentation ;
  • Le pourcentage de tests positifs. "Plus il y a de tests positifs par rapport au total des tests global réalisés, plus l’épidémie est active", explique Yves Van Laethem ;
  • "D’autres informations complémentaires" qu’Yves Van Laethem n’a pas détaillées.

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En ce début septembre, la situation est la suivante : 57 contaminations pour 100.000 habitants sur une période de 14 jours. "57 est supérieur aux 50 qui définissent le début du niveau 3", reconnaît Yves Van Laethem.

Le médecin ajoute aussitôt : "Cependant on sait que, dans notre pays, la majorité des contaminations se passe à Bruxelles et Anvers, ou en tout cas dans leur entourage. Elles sont le 'driver' de ce chiffre qui nous amène à un niveau d’alarme de type 3. Le niveau d’alarme reconnu pour l’entièreté du pays est de type 2." A un niveau plus local, Anvers est classé au niveau 3, tandis que la Région de Bruxelles-Capitale figure un cran au-dessus au niveau 4

"Sur le plan très local de la commune, si la situation devait être défavorable, on peut faire appel à des cellules de crise de manière à être plus précis quant à ce qui se passe dans cette toute petite entité", détaille encore le porte-parole interfédéral. Outre la Région de Bruxelles-Capitale et Anvers, certaines communes au nord du pays font ainsi l’objet d’une attention toute particulière : l’arrondissement de Hal-Vilvorde, de Malines, Grimbergen, Wemmel, Kraainem et Brosbeek.

 

Évaluation de la situation épidémiologique par le RAG en date du 2 septembre 2020

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