Coronavirus en Belgique : pour Yves Coppieters, il faut que les scénarios les plus pessimistes soient rendus publics

Le comité de concertation, qui rassemble le fédéral, les Région et les communautés, s’est réuni ce dimanche. Verdict : pas de changements majeurs dans la lutte contre le coronavirus, à l’heure où les nouveaux cas de contamination sont en hausse en Belgique. Les différents niveaux de pouvoir insistent surtout sur le respect des gestes barrière. Avant, peut-être, de nouvelles mesures. Mais pas avant le conseil national de sécurité prévu pour ce jeudi 23 juillet.

Pour Yves Coppieters, professeur de santé publique à l’ULB, "il faut que le comité de concertation soit capable d’expliquer le niveau de risque par province [pour que] que les populations puissent adapter leurs comportements à ce niveau de risque plus local". La situation n’est en effet pas la même selon les différentes régions du pays, comme nous vous l’expliquions déjà en texte et en cartes ce samedi 18 juillet.

Invité du journal télévisé de 13h, Yves Coppieters insiste : "Le comité de concertation doit dire plus clairement que le virus est en train de revenir en force et quelles seront les décisions politiques en lien avec ce retour du virus. Quels sont les scénarios les plus pessimistes qu’ils envisagent ?"

Rendre publique l’évaluation du risque ?

Dès lors, estime le professeur de l’ULB, "ils doivent rendre publics ces scénarios les plus pessimistes et c’est à la population à prendre ses responsabilités pour amplifier les gestes barrières si on ne veut pas arriver à une situation qui ne conviendrait à personne".

Un avis qui va dans le sens de celui exprimé par Emmanuel André ce dimanche matin sur Twitter. "Le RAG [Le Risk Assessment Group composé de médecins et d’experts qui analysent le risque pour la population sur la base de données épidémiologiques et scientifiques, NDLR] a pour mission d’évaluer le niveau de risque épidémique. Je demande que l’évaluation actualisée de ce risque qui sera je suppose présentée aux politiciens ce matin par le RAG soit rendue publique immédiatement", écrivait-il alors. Cet appel n’a, pour l’instant, pas trouvé de réponse.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK