Coronavirus en Belgique : pour Yves Coppieters, il faut "inclure des campagnes de dépistage massifs autour des foyers de contamination"

En Belgique, les chiffres de la pandémie sont à la hausse de façon importante. Ce mercredi, l’institut Sciensano fait état d’une augmentation de 89% des cas sur une semaine, par rapport à la semaine précédente. Ainsi, on compte une moyenne de 184,3 nouveaux cas.

Mais ce que l’on observe également c’est, si l’augmentation des cas a lieu sur tout le territoire, certaines zones sont plus particulièrement touchées, considérées alors comme de véritables foyers de transmission. En effet, "le taux de transmission, le R0 est de plus de 1 dans certaines provinces, on voit une dynamique exponentielle de l’épidémie dans des foyers bien localisés", indique le professeur de santé publique Yves Coppieters.

L’enjeu désormais, indique l’expert, "c’est d’identifier les contacts, de les isoler et de tester. Ce qu’il faut ajouter dans la stratégie c’est de pouvoir faire un dépistage massif autour des foyers de transmission, ce serait quelque chose en plus".

Capter les asymptomatique

L’intérêt d’une telle campagne de dépistage serait de pouvoir "capter les personnes asymptomatiques rapidement", explique Yves Coppieters. "C’est une stratégie qui n’a pas été encore prise en compte localement".

Si le terme deuxième vague a, aussi pour objectif de faire peur et de réveiller les consciences, indique-t-il, nous sommes bien dans un "rebond de l’épidémie". Il faut donc que "la susceptibilité individuelle soit renforcée".

Les masques : meilleur allié

Ce jeudi se tiendra un nouveau Conseil national de sécurité. Nous aurions dû entrer en phase 5, il n’en sera rien. En revanche, certaines mesures plus contraignantes pourraient être adoptées afin d’endiguer le rebond de l’épidémie. Parmi celles-ci une généralisation du port du masque.

"Le masque influence la dynamique épidémique", rappelle Yves Coppieters. Mais dit-il, "il faut se rendre compte que cela va s’inscrire dans la durée, au moins jusqu’à l’hiver. Dès lors, il faut rendre accessible les masques en qualité et en quantité ; Par ailleurs, il va falloir à nouveau refaire des communications sur la façon de le porter pour qu’il ne devienne pas un vecteur de contamination".

Étendre le suivi de contact aux événements privés ?

Pour le professeur en santé publique, "ce serait aller un peu trop loin", il faut davantage miser sur une "stratégie au cas par cas", dit-il. Et il rappelle, que "les événements à risques sont ceux qui se déroulent dans des espaces confinés où il n’est pas possible de respecter les gestes barrières". Mais ce n’est pas nécessaire d’aller jusquà "systématiser les choses".

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