Coronavirus en Belgique : les ventes d'aliments bio explosent

Coronavirus en Belgique : les ventes d’aliments bio explosent
Coronavirus en Belgique : les ventes d’aliments bio explosent - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

La principale plateforme de distribution de produits bios en Wallonie, Interbio, a vu ses ventes augmenter de 15 à 20% depuis la crise sanitaire du Covid-19, a estimé mercredi son fondateur André Lefèvre, qui est aussi producteur de fruits et légumes bios. Pour les produits de base, c’est encore plus, constate-t-il. Le distributeur ne parle pas de pénurie, même si les possibilités d’élargir les quantités sont limitées.

"Nous augmentons les ventes chaque année, mais pour le moment c’est incroyable", commente André Lefèvre. "À certains moments, nous n’arrivons pas à suivre. Nos 10 camions sont pleins, alors nous livrons en priorité les produits périssables, quitte à laisser une demi-palette de jus pour plus tard", témoigne-t-il.


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La demande se fait d’autant plus sentir pour les aliments de base, comme le pain, la farine ou les légumes courants. Les producteurs peinent à augmenter leurs quantités. "Je ne manque pas de radis par exemple, mais je ne sais pas multiplier la confection des bottes par 2 ou 3 avec la main-d’œuvre que j’ai", détaille l’agriculteur. "Le producteur de farine ne peut pas moudre beaucoup plus de froment avec son moulin artisanal", ajoute-t-il.

André Lefèvre ne constate aucune réelle pénurie prolongée sur plus d’une semaine, mais "il suffit que le client tombe un mauvais jour" pour qu’il ne trouve pas certains produits, en particulier s’ils viennent de l’étranger. Tout comme en temps normal, les produits d’Italie et d’Espagne n’arrivent que deux fois par semaine. "Il faut donc attendre plusieurs jours pour une nouvelle livraison", explique le gérant de la plateforme de distribution.

Pour lui, le fait que les gens restent chez eux et mangent à la maison pourrait expliquer cette tendance, qui se prolonge au-delà de la période de rush dans les supermarchés à l’annonce des mesures de confinement. "En tout cas, cela ne se calme pas", conclut André Lefèvre.