Coronavirus en Belgique : les premières vaccinations débutent ce lundi, la deuxième injection après 21 jours

Les premières vaccinations contre le virus du Covid-19, du fabricant Pfizer/BioNTech auront lieu le lundi 28 décembre à 11h en Belgique. Le vaccin doit être injecté à deux reprises pour être efficace. La deuxième injection se déroule 21 jours plus tard, ont confirmé samedi des experts de la la task force pour l'opérationnalisation de la stratégie de vaccination.

Un premier chargement de 9750 vaccins de Pfizer/BioNTech est arrivé samedi matin dans le hub de l'UZ Leuven. Ils seront décongelés dimanche et les premières vaccinations auront lieu lundi chez les résidents de trois centres de soins résidentiels en Belgique: le centre Sint-Pieters à Puurs-Sint-Amands, le centre Notre Dame de Stockel à Woluwe-Saint-Pierre et à La Bonne Maison de Bouzanton à Mons. Environ 500 de ces vaccins livrés samedi sont réservés à ces centres.

Le vaccin Pfizer/BioNTech nécessite deux injections pour être efficace contre le coronavirus. La deuxième injection se produit après 21 jours avec un écart possible de trois jours avant ou après. "Si la vaccination doit être reportée, par exemple en raison d'une forte fièvre, la vaccination sera administrée le plus tôt possible après la guérison. Dans ce cas, le délai de 21 jours pourra être dépassé", explique le vaccinologue, Pierre Van Damme.

Si un résident d'un centre de soins résidentiels décide de ne pas se faire vacciner, il le pourra car la vaccination n'est pas obligatoire. "C'est un acte volontaire", rappellent les experts.

"Chaque résident pourra faire son choix. La question a déjà été posée pour le centre pilote et la grande majorité des résidents veulent se faire vacciner. Quelques-uns refusent mais, bien sûr, ils le peuvent", explique Dirk Ramaekers, directeur médical de l'hôpital Jessa à Hasselt.

Certaines personnes ont peur de possibles effets secondaires comme des réactions allergiques mais le vaccinologue Pierre Van Damme tient à rassurer. "Les allergies alimentaires, au latex, à la pénicilline ou le rhume des foins ne sont pas des contre-indications. Ce que nous surveillons de près, ce sont les personnes qui sont allergique aux composants du vaccin. Cela s'applique aussi à une personne qui a déjà réagi de manière anaphylactique à l'administration d'un autre vaccin dans le passé", explique-t-il.

Un médecin présent dans chaque centre pourra intervenir en cas de réaction allergique.

Le personnel hospitalier en mars, les patients à risque en mai

À partir de mars, ce sera au tour du personnel hospitalier et de première ligne de se faire vacciner, ont fait savoir samedi les experts de la task force pour l'opérationnalisation de la stratégie de vaccination.

Lors de la phase 1A, on l'a dit plus haut, les groupes cibles prioritaires sont les maisons de repos et de soins (résidents et personnel). 

D'ici la fin février, la task force espère achever la vaccination dans les centres de soins résidentiels, ce qui signifie que le personnel hospitalier et de première ligne pourrait être vacciné à partir de mars. Cette phase comprendra également les centres pour handicapés.

Dans la phase 1B, les patients à risque, tels que les personnes atteintes de maladies chroniques et les personnes de plus de 65 ans, seront vaccinés. En termes de calendrier, cette phase est prévue pour le mois de mai, mais tout dépend également de l'approvisionnement en vaccins.

Seul celui de Pfizer est actuellement approuvé en Europe.

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