Coronavirus en Belgique : les personnes vaccinées devront-elles respecter une quarantaine ?

L'administration d'un vaccin
L'administration d'un vaccin - © MICROGEN IMAGES/SCIENCE PHOTO LI - Getty Images/Science Photo Libra

Lors de la conférence de presse du Centre de crise ce vendredi, une question sur la vaccination contre le coronavirus a été posée : les personnes vaccinées seront-elles susceptibles de transmettre le virus ? Le porte-parole du Centre de crise Yves Van Laethem répond : "Actuellement nous sommes incapables de savoir si le fait d’avoir fait naturellement la maladie nous protège sur la possibilité d’être porteur du virus, par exemple dans la gorge, et de le transmettre aux autres. A fortiori nous n’avons pas cette information concernant l’impact du vaccin sur le portage du virus. Les vaccins ne stérilisent pas l’individu, et il est fort possible que les personnes vaccinées ne pourront pas être considérées comme non contaminatrices. Mais des données complémentaires qui parviendront plus tard permettront de trancher ce point".

Les personnes qui se font vacciner devront-elles respecter une quarantaine après avoir reçu les doses ? Yves Van Laethem répond : "Non, elles n’auront pas de quarantaine pour la simple et bonne raison que lorsqu’on injecte un vaccin, il ne s’agit pas d’un virus vivant. On va injecter une particule du virus totalement incapable de nous infecter, et nous ne serons pas capables de transmettre un virus vivant".

Il y a des personnes à risque qui seront prioritaires pour être vaccinées. Parmi celles-ci, certaines sont-elles susceptibles de ne pouvoir en bénéficier ? "Nous aurons assez de vaccins pour vacciner non seulement les groupes à risque, mais aussi toutes les personnes qui souhaiteront se joindre à cet effort collectif. Concernant les personnes à risque, nous n’avons actuellement pas de données sur l’innocuité de ces vaccins pour les femmes enceintes ou qui souhaitent l’être. Des personnes qui sont immunodéprimées pour des raisons génétiques ou parce qu’elles ont suivi un traitement pour certains cancers par exemple, ou suite à une greffe d’organe, sont potentiellement sujettes à des infections plus sévères que chez d’autres personnes. Elles ne prennent pas part aux tests et elles devront être particulièrement prudentes et l’impact collectif sur la vaccination sera plus important pour elles".

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