Coronavirus en Belgique : "Les médecins sont encombrés par de la paperasse" qui les empêche de se consacrer au soin des malades

Paul De Munck, président du Groupement belge des Omnipraticiens (GBO), un syndicat de médecins généralistes, était sur le plateau du JT de 13h de ce samedi 17 octobre, au lendemain de la communication du Comité de concertation sur les nouvelles mesures belges de lutte contre le coronavirus.

Les médecins généralistes sont en première ligne, et face à la recrudescence de cas et d'hospitalisations, ils tirent la sonnette d'alarme : ils sont débordés, et souvent pas pour les bonnes raisons, selon le président du GBO.

"Je vais vous expliquer ce que vivent tous les médecins généralistes du pays : la coupe n'est pas pleine, elle déborde. La maison de médecine générale est en feu. Le quotidien, c'est quoi ? Ce sont des coups de téléphone multipliés par un facteur encore jamais vu, liés à cette épidémie. Parmi tous ces coups de téléphone, des demandes d'information : où sont les résultats de mon test ? Mon patron me demande un certificat pour revenir, je ne comprends plus rien."

"On est encombré par de la paperasse inutile qui n'incombe pas à la médecine générale, et pendant ce temps-là, on a du mal à continuer à soigner les malades aigus et chroniques. Cette paperasse inutile, on pourrait l'éviter."

Il faut passer à l'acte maintenant

Le président du syndicat des médecins demande donc que l'on décharge un maximum les médecins de ce qui ne constitue pas le cœur de leur métier, le soin. Que la communication soit plus claire sur les démarches, administratives ou non, à réaliser en cas de soupçons de contamination, et que l "On demande aux autorités de prendre des mesures ce week-end, pour les communiquer après la conférence interministérielle dès lundi, et dire 'Pour un test de tel ou tel type, pour un certificat de tel ou tel type, vous n'avez plus besoin de votre médecin généraliste. Et nous demandons, avec le nouveau commissaire, de passer à l'acte maintenant. Autrement, on ne garantit plus rien."

Et d'insister : la communication n'est pas claire du tout sur quand le citoyen doit contacter son médecin généraliste, la lumière doit donc être faite dans les prochains jours.

"Ce n'est que comme ça que la médecine générale continuera à assurer la continuité dans le soin des malades."

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