Coronavirus en Belgique : les chiffres incitent à l’optimisme, mais prudence, être vacciné n’empêche pas toute transmission

Point presse habituel du centre interfédéral de crise ce mardi 4 mai, avec de bonnes nouvelles : d’emblée, le porte-parole Yves Van Laethem l’a souligné : contaminations et hospitalisations diminuent, et les jours et semaines qui viennent devraient le confirmer.

Notre mobilité a augmenté, en particulier au moment de la réouverture d’une série de magasins et services, le 26 avril, relève le porte-parole, "et nous sommes au même niveau qu’après les vacances de Carnaval. Nous restons désormais à la maison 9,4% de temps en plus par rapport à la période précovid".

Si nous nous déplaçons plus pour le travail, nous sommes encore à 17% de moins qu’avant la pandémie. Au même niveau qu’en octobre 2020.

Contaminations en baisse

La baisse des nouvelles contaminations (entre le 24 et le 30 avril), se poursuit, avec moins 16%, quelque 3000 cas en moins par jour. Le pourcentage de tests positifs est aussi en diminution, 7,3%, à noter que selon l’ECDC, le centre européen de contrôle des maladies, à Stockholm, arriver à 4% permet de placer un pays en code "vert".

Tous les groupes d’âges sont concernés par cette diminution, sauf chez les enfants, où on constate encore une augmentation de 22%. La plupart des nouvelles contaminations sont, également, constatées chez les ados.

Quoi qu’il en soit, au niveau national, la diminution est aussi constatée dans toutes les régions et provinces, de moins 28% à Bruxelles à moins 2% en Flandre Occidentale. Le taux d’infection reste le plus élevé dans le Namurois, le Hainaut le Luxembourg.

Baisse des admissions

Autre bonne nouvelle : les admissions à l’hôpital dans tout le pays sont en baisse de 13%, pour un nombre actuel de personnes hospitalisées de 2759, dont 824 patients en soins intensifs. Il y a, note encore Yves Van Laethem, un espoir d’arriver à moins de 500 lits occupés aux soins intensifs pour la mi-juin. "Un point important, qui servira pour de nouveaux assouplissements", a-t-il encore souligné

Entre le 24 et le 30 avril, une moyenne de 39 personnes sont décédées par jour des suites du virus, soit 0,4% de moins que la semaine précédente. Un taux qui reste malheureusement inchangé.

70% d’adultes vaccinés entre fin juin et fin juillet

Sabine Stordeur, coresponsable de la Taskforce vaccination, l’annonce avec force : "il n’y a plus de doute, la campagne bat son plein, même s’il reste encore beaucoup de travail pour arriver à la vaccination complète". Un coup de boost est attendu grâce à l’arrivée du vaccin de Johnson&Johnson (mono dose), et à l’administration de la 2e dose d’AstraZeneca, dans un délai de 3 mois après la première. "De 400.000 vaccinations par semaine en avril, on attend de 6 à 700.000 vaccinations pour mai, et de 900.000 à 1,2 million pour le mois de juin", précise-t-elle. "Nous sommes à présent en 3e position sur la carte de la vaccination européenne".

A quel moment arriverons-nous à un taux de 70% d’adultes vaccinés avec au moins une dose en Belgique ? "Entre la fin juin et la fin juillet, selon nos projections", ajoute-t-elle. En phase avec le timing projeté de la campagne. Théorique encore bien sûr, et dépendant de trois critères : livraison des vaccins, stabilisation des règles d’administration de ceux-ci et adhésion de la population. Et Sabine Stordeur d’insister sur le fait que désormais, les femmes enceintes peuvent, à tout moment, être vaccinées en priorité : "il suffit de passer par son médecin généraliste".

Vaccinés = libérés ? Le GEMS + planche sur le sujet

Mais être vacciné veut-il dire être plus libre de ses mouvements, en toute sécurité pour soi et les autres ? Ici, le GEMS + entre en scène : au groupe d’origine des experts en charge de plancher sur la stratégie de sortie se sont rajoutés notamment des sociologues et des juristes pour plancher sur les mesures. Un rapport est attendu dans les semaines qui viennent.


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"La vaccination" précise Yves Van Laethem "vise à ce que la population ne tombe pas gravement malade. Cela dit, il reste encore des zones d’ombre concernant la transmission du virus, par les personnes vaccinées. Une étude anglaise montre qu’après une dose de vaccin, on a une diminution de la transmission à hauteur de 50%. D’autres études parlent de 50 à80% : on n’est plus dans un chiffre de diminution de 100% mais dans la notion d’une diminution très forte du risque de transmission. C’est la quantité de virus en circulation (encore importante actuellement) qui guidera les décisions des politiques".

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