Coronavirus en Belgique : les Banques alimentaires croulent à nouveau sous les demandes

Coronavirus en Belgique : les Banques alimentaires croulent à nouveau sous les demandes
Coronavirus en Belgique : les Banques alimentaires croulent à nouveau sous les demandes - © GoodLifeStudio - Getty Images

Signe des temps, la Fédération Belge des Banques Alimentaires n’a jamais reçu autant de demandes d’aide. La pandémie joue évidemment un rôle important dans cette augmentation. En 2020, entre 175.000 et 195.000 personnes par mois ont fait appel à ces associations, une hausse de 15% par rapport à l’année précédente.

Du jamais vu, selon son président, Jef Mottar : "Quand on compare avec les années précédentes, jusqu’à 10-15 ans d’ici, on a connu des augmentations entre 2% et 9%, mais jamais 15% !"

De nouvelles catégories de personne dans la détresse

Si la pauvreté ne faiblit pas, la précarité provoquée par la crise du Covid-19 y est aussi pour beaucoup : pertes d’emploi et/ou de revenus et les économies qui ne suivent plus. Résultat : de nouveaux profils sont venus frapper aux portes des Banques alimentaires.

"Des personnes qui avaient un emploi précaire et qui l’ont perdu et qui sont dans une situation où ils ne peuvent pas bénéficier des mesures de soutien du gouvernement ; et le deuxième groupe important que l’on a vu apparaître, ce sont des étudiants qui doivent travailler pour payer leurs études et qui ont perdu leur job", explique Jef Mottar.


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Une demande d’aide à nouveau criante

Ces autres victimes du Covid ont provoqué une énorme demande. Malgré les aides du gouvernement fédéral, de l’industrie alimentaire, la fédération a dû, pour la première fois de son histoire, acheter près de 1000 tonnes de vivres. Ce qui a été possible grâce aux dons et à cet élan de solidarité qui s’est créé l’année dernière.

Mais là, la situation devient à nouveau critique : "On constate ces dernières semaines qu’il y a une hausse de la demande. Et la hausse est tellement importante qu’on ne sait pas répondre aux besoins. Donc la demande est plus forte qu’on ne peut livrer, distribuer. Pour vous donner une idée, la moyenne des dernières semaines, c’est environ 75% des demandes que l’on peut livrer. Donc 25% sont sur le carreau. Ça ne veut pas dire qu’on ne peut rien donner, mais pas assez selon la demande et cela m’inquiète fortement", précise le président de la Fédération Belge des Banques Alimentaires.

Et d’ajouter que si de nouveaux moyens supplémentaires ne leur sont pas attribués rapidement, il craint de ne plus pouvoir répondre aux demandes.

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