Coronavirus en Belgique : le secteur porcin demande de l'aide face à la chute de la demande et des prix, dit la Febev

Avec une baisse de la demande, des prix et face au coronavirus, le secteur est aux abois.
Avec une baisse de la demande, des prix et face au coronavirus, le secteur est aux abois. - © SCOTT OLSON - AFP

La Febev, la Fédération belge de la viande, qui représente les abattoirs et les ateliers de découpe, appelle ce jeudi le gouvernement à prendre des mesures de soutien au secteur porcin, confronté à une chute de la demande et des prix.

En pleine crise du coronavirus, "l’approvisionnement en porcs est désormais systématiquement reporté car les abattoirs ne trouvent plus de débouchés appropriés pour leurs produits."

"La disparition de la demande des secteurs de la restauration et des services alimentaires, tant en Belgique qu’à l’étranger, aggrave encore les pertes accumulées", alerte la Febev.

Les conséquences de la peste porcine… et du covid-19

De plus, la Belgique, qui a été frappée par la peste porcine africaine, a vu plusieurs marchés à l’exportation se fermer, comme la Chine, pays grand consommateur de viande de porc, souligne encore la Febev qui déplore aussi une "des baisses substantielles du prix de vente de la viande de porc".


►►► Retrouvez tout notre dossier sur le coronavirus


Dans "ces temps exceptionnels" pour le secteur, la Febev appelle les pouvoirs publics à prendre des mesures de soutien. "Le secteur porcin a continué à fonctionner pendant les difficiles semaines de crise afin de garantir l’approvisionnement alimentaire en tant que secteur essentiel. Il est donc crucial que nos entreprises soient protégées autant que possible afin que nos propres chaînes d’approvisionnement ne soient pas compromises", estime l’administrateur délégué de la fédération, Michael Gore, pour qui "la fourniture d’une aide sous forme de stockage privé peut être une solution, mais une série de mesures de soutien sera nécessaire si nous voulons minimiser l’impact des deux crises sur nos entreprises."