Coronavirus en Belgique : le personnel soignant manifeste à nouveau son mécontentement et demande "du fric, pour l’hôpital public"

Parallèlement à l’introduction d’une action en justice par des fédérations d’infirmiers contre l’État belge, le personnel soignant continue à faire entendre son mécontentement à travers des mobilisations devant les hôpitaux. Ce mardi, c’est le personnel du CHU Brugmann en région bruxelloise qui manifeste.

Un refinancement du secteur des soins de santé. Voilà la revendication principale du personnel soignant aujourd’hui. "On déconfine mais on ne refinance pas le secteur des soins de santé", voilà ce que dénoncent les syndicats.


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Alors qu’ils réclamaient déjà des moyens supplémentaires avant l’arrivée du Covid, la revendication se fait aujourd’hui encore plus insistante suite à la crise du Coronavirus. Le personnel compte bien mettre la pression pour obtenir de meilleures conditions de travail.

Du fric, pour l’hôpital public, du blé pour la santé

Cette manifestation devant l’hôpital Brugmann n’est pas isolée puisque des actions similaires ont déjà eu lieu dans des hôpitaux de Charleroi, Namur ou Bruxelles et que le mouvement se poursuivra cette semaine avec une manifestation prévue aux cliniques Saint Pierre ce mercredi.

Les syndicats annoncent également déjà une grande manifestation le 13 septembre en front commun syndical, comme celle qui a lieu ce mardi. Avec une même revendication : "Du fric, pour l’hôpital public, du blé pour la santé".

Demande de reconnaissance financière

Après avoir été applaudi tous les soirs à 20 heures par une partie de la population qui voulait remercier le personnel soignant pour son engagement dans la lutte contre le coronavirus, le personnel hospitalier veut à présent que leur secteur soit refinancé.

Un refinancement qui devrait se traduire d’abord par une revalorisation du salaire du personnel soignant, pour Benoit Lambotte, Secrétaire régional CSC services publics : "Plus d’argent en poche concrètement pour toutes les personnes qui travaillent dans le secteur des soins de santé".

Mais le syndicaliste insiste aussi pour que l’argent permette d’améliorer les conditions de travail du personnel : "Il faut aujourd’hui qu’il y ait des moyens nouveaux, donnés par le fédéral pour que toutes les structures hospitalières puissent travailler au service du patient et de façon correcte".

Il y a un peu plus de respect

Pour Carine Rosteleur, infirmière et secrétaire régionale CGSP, le climat a changé. Si elle estime que la concertation était compliquée il y a six mois, elle juge qu’aujourd’hui "il y a un peu plus de respect en tout cas autour de la table et les revendications ont l’air d’être entendues". Cependant, Carine Rosteleur rappelle également que quoi qu’il arrive "il faudra composer avec nous parce que je pense que les travailleurs ne lâcheront plus, ils sont déterminés à aller jusqu’au bout."

Ce mardi après-midi, une délégation sera reçue par des représentants du gouvernement fédéral et une autre rencontre est également prévue avec la Région bruxelloise, ce vendredi 18 juin dans la matinée.

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