Coronavirus en Belgique : le confinement et les réseaux sociaux ont fait augmenter le nombre de cas de violences sexuelles sur les enfants

Pendant le confinement, les jeunes ont passé beaucoup de temps sur leur ordinateur et leur smartphone. En l’absence de contrôle des parents, souvent en télétravail, ils sont une proie plus facile pour les agresseurs qui les contactent sur les réseaux sociaux : TikTok, Instagram, Snapchat, etc. Rien qu’en mars, un million de cas de violences sexuelles sur mineurs ont été relevés au niveau européen, soit dix fois plus que le mois précédent.

Les vidéos et des images d’adolescents dénudés ont aussi beaucoup plus circulé. "Ils se lancent dans des mini-challenges, qui vont amener à danser, à chanter, mais qui pour certains les amènent à se surexposer physiquement", explique Olivier Bogaert, de la Computer Crime Unit. Des images sont souvent demandées par des personnes pédophiles, qui se créent un faux profil pour approcher les jeunes. "Ces personnes se font passer pour mineures, approchent les jeunes et leur demandent d’échanger des images plus intimes, à caractère sexuel", précise Stephen Smet, le porte-parole de la fondation Child Focus. Par ailleurs, Europol a constaté que la demande de vidéos par webcam sur les forums de délinquants sexuels avait considérablement augmenté. L’organisme craint que les abus d’enfants à la demande et les diffusions en direct de mineurs ne se multiplient.


►►► À lire aussi : Avec le confinement, la sédentarité s’est aggravée chez les enfants


Certains en profitent même pour faire du chantage : ils menacent de poster les vidéos et les photos si leur jeune victime ne leur donne pas d’argent. Les experts conseillent aux parents de bien prévenir leurs enfants : leur demander de ne jamais accepter des personnes qu’ils ne connaissent pas sur les réseaux sociaux, même si elles sont de leur âge.

Vous pouvez contacter gratuitement Child Focus au numéro 116000 (accessible 7 jours sur 7, 24 heures sur 24). Un conseiller spécialisé écoutera attentivement votre témoignage, tentera d’évaluer la gravité de la situation et identifiera les besoins de la victime et de son entourage.

Pour les mineurs :

  • Tu es mineur(e) et tu as des questions sur les abus sexuels ?
  • Quelqu’un a des gestes déplacés envers toi ou t’oblige à faire des choses que tu ne veux pas ?
  • Tu es victime de harcèlement sexuel ?
  • Connais-tu quelqu’un qui est dans ce cas et pour qui tu t’inquiètes ?

Tu peux alors chatter sur le site suivant : www.maintenantjenparle.be (initiative de l’équipe SOS enfants de Namur)

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK