Coronavirus en Belgique : la rentrée scolaire se fera normalement, avec cinq jours de présence par semaine

C’est le code jaune au risque faible qui devrait être privilégié pour cette rentrée scolaire ! Sur base du dernier avis des experts du GEES et de la prise en compte de considérations épidémiologiques, pédagogiques et sociales, les ministres de l’Éducation veulent l’appliquer à tous les niveaux, expliquent-ils dans un communiqué. C’est-à-dire à l’enseignement maternel, primaire, secondaire, artistique à horaire réduit mais aussi à l’enseignement supérieur et à la promotion sociale. Mais en imposant, si la crise sanitaire le demande, des ajustements.

Priorité donc à l’école 5 jours par semaine !

Les experts du GEES ont signalé que l’impact épidémiologique limité de la journée sans école le mercredi ne compensait pas suffisamment les effets secondaires organisationnels pour les écoles. La semaine de 5 jours de cours sera donc à nouveau la norme de départ.


►►► À lire aussi : Les pédiatres sur la rentrée scolaire : "Mettez vos enfants à l’école"


En cette période de crise, les ministres de l’éducation disent vouloir montrer que "la priorité est accordée aux enjeux psychosociaux et éducatifs de la fréquentation de l’école pour les enfants et les adolescents, tout en faisant face, avec le plus de souplesse possible, aux exigences de sécurité". Dans chaque établissement, chacun s’engage à respecter les règles communes.

Prêts à s’adapter !

Dans les communes où la situation pandémique est aiguë, il est possible de passer au code orange. C’est-à-dire à un enseignement hybride qui prévoit un mi-temps présentiel/mi-temps à distance mais exclusivement pour les deuxième et troisième degrés de l’enseignement secondaire. "Une exception est toutefois faite pour les élèves les plus fragiles qui pourront toujours être invités à se présenter physiquement à l’école".

Pour l’enseignement fondamental et le premier degré de l’enseignement secondaire, le passage en code orange est également possible mais les élèves pourront continuer à fréquenter l’école à temps plein.


►►► À lire aussi : Coronavirus en Belgique : à quelques semaines de la rentrée, reste-t-il des craintes pour la santé des enfants ?


Sur base des données scientifiques sur la propagation locale du virus, fournies par le CELEVAL, la cellule de crise locale existante se réunira avec les représentants de l’enseignement et les autorités régionales compétentes en matière de santé. En dernier ressort, ce sera à la ministre de l’Éducation de trancher. Dans les prochains jours, les règles seront communiquées aux écoles afin de les aider à préparer leur rentrée au mieux.

Comment organiser la rentrée scolaire ?

Une clarté saluée

Pour le psychopédagogue Bruno Humbeeck, c’est une bonne décision qui a été prise : "C’est une décision générale qui correspond bien à ce qui était attendu, dit-il. Il faut décider, et après on verra, région par région, comment on peut réagir en fonction de l’épidémie sur laquelle on n’a pas beaucoup de prise. Mais ce qui est important, c’est qu’il y ait une décision, qu’elle soit claire et qu’elle rende possibles les aménagements ultérieurs qui ne doivent plus être réalisés dans une impression de bricolage et de désolation. C’est un peu ça que l’on a eu en fin d’année passée." Pour le spécialiste, "ici on a l’impression que tout ça est beaucoup mieux maîtrisé et que les écoles ne seront plus prises au dépourvu". L’important pour lui est d’être dans une communication claire. "On est dans un code jaune. Il est susceptible de passer à l’orange région par région. Il faudra juste pouvoir le signaler de manière efficace aux parents, aux enfants et aux enseignants s’il devait y avoir dans certains endroits des aménagements un peu différents ou un peu plus stricts, tout simplement."

Même son de cloche du côté de l’UFAPEC, Union francophones des associations de parents de l’enseignement catholique. Bernard Hubien, son secrétaire général, est globalement satisfait : "Comme représentants des parents, nous avons à faire à toute la palette d’opinions de la société. Il est clair que sans doute certains parents seront inquiets de voir justement qu’on reprend l’école "comme si de rien n’était". Il faudra bien leur expliquer que ce ne sera pas tout à fait "comme si de rien n’était"… Les mesures barrière restent en vigueur : le lavage des mains, le port du masque en secondaire…"

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK