Coronavirus en Belgique : l'immunité, ce n'est pas automatique ?

Comme chaque jour depuis le début de la pandémie, le centre de crise interfédéral de lutte contre le coronavirus a fait le point sur la situation de la Belgique.

Face à la crise, la question de l’immunité collective est cruciale. Il s’agit de trouver le bon ratio entre diminuer la force de frappe du virus pour ne pas saturer les hôpitaux et atteindre une contamination de la population suffisante pour que celle-ci soit ensuite immunisée contre le virus grâce au développement des anticorps. C’est d’ailleurs l’une des données qui pèsera lors des stratégies de déconfinement.

Oui mais voilà, et si l’immunité d’une personne ayant été contaminée n’était pas automatique ? En gros, si on a eu le coronavirus, est-ce qu’on peut à nouveau l’attraper ?

Le fait est, comme le souligne Emmanuel André, porte-parole du centre de crise, qu’avoir des certitudes, à ce stade, sur cette question, c’est compliqué. En effet, les recherches sont en cours et donc "l’évolution des connaissances" aussi.

Etudes en cours qui sèment le doute

Lorsqu’une personne a été contaminée par le Covid-19, elle développe des anticorps. C’est d’ailleurs la réaction du corps face à l’agression de n’importe quel virus. Et ces anticorps seraient supposés garantir l’immunité du malade en cas de nouveaux contacts avec le virus. Ce sont les tests sérologiques, considérés comme les plus fiables, qui mesurent les anticorps produits et donc l"immunité" d’un patient.

C’est la raison pour laquelle, certains gouvernements, au début de l’épidémie, prônaient pour "la stratégie de l’immunité collective". C’est aussi un élément qui sera central dans la stratégie de déconfinement du pays.


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Or, certaines études montreraient qu’avoir eu le virus ne garantirait pas une immunité à venir pour le malade. En gros, certaines personnes ayant eu le coronavirus auraient été contaminées une seconde fois.

Sauf que, précise Emmanuel André, "certains de ces rapports ne sont pas tout à fait clairs si la détection du virus est liée à des restes du virus, du matériel génétique de l’infection précédente ou s’il s’agit d’une réinfection". De plus, dit-il, il y a tout à penser qu’une deuxième contamination "sera nettement moins sévère que le premier car il y aura eu un premier contact avec le virus".

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