Coronavirus : l'Allemagne place Anvers comme zone à risque, les Affaires étrangères alertent les voyageurs belges

L'Allemagne considère désormais la province belge d'Anvers comme zone à risque pour la propagation du nouveau coronavirus, pouvait-on lire mercredi sur le site internet de l'Institut Robert Koch, le centre fédéral responsable du contrôle et de la lutte contre les maladies, et le magazine Knack.

La qualification de "zone de risque" signifie que ceux qui voyagent en Allemagne et ont été à Anvers au cours des 14 jours précédents, peuvent être mis en quarantaine, conformément aux directives de l'organe allemand compétent.

Une quarantaine obligatoire en Allemagne

En Belgique, "le nombre de nouveaux cas et de décès est à nouveau à la hausse depuis fin juillet, en particulier dans la province d'Anvers (...), raison pour laquelle l'Institut sanitaire Robert Koch a déclaré cette zone à risque", explique le ministère sur son site, précisant qu'il "en résulte une quarantaine obligatoire en Allemagne, qui peut être évitée par un test au Covid-19 négatif".

Les Affaires étrangères ont mis à jour jeudi leurs recommandations de voyage vers l'Allemagne. "Il est important que les voyageurs belges qui sont passés par Anvers vérifient les mesures locales et régionales en Allemagne. Ce sont les Länder qui gèrent l'application de la quarantaine, les conditions précises peuvent dépendre des autorités locales", précise jeudi le porte-parole des Affaires étrangères belges, Karl Lagatie. "Certaines régions demandent par exemple d'avoir la preuve du test négatif en permanence sur soi, pour d'autres il suffit de se signaler aux autorités locales", détaille-t-il.

Ces informations sont disponibles sur le site https://diplomatie.belgium.be/fr, sur la page "Allemagne".

A Anvers, la situation sanitaire est préoccupante depuis plusieurs semaines. Des mesures plus strictes telles que le port du masque ou encore un couvre-feu à 23h30 ont été mises en place. Mais pour l'heure, il est encore trop tôt pour savoir si ces mesures ont un réel effet sur la propagation du virus même si cela semble aller vers un mieux. 

"A Anvers, l’augmentation est toujours là mais elle se ralentit. C’est peut-être dû aux mesures mais c’est encore un peu tôt je pense, il faut voir comment cela évolue. Pour le reste du pays, l’augmentation reste bien marquée et importante, surtout à Liège et à Bruxelles." a souligné Frédérique Jacobs, la porte-parole du centre de crise interfédéral de lutte contre le coronavirus. 

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