Coronavirus en Belgique : "Il n’y a pas de vaccin, ni de médicament, le virus est partout. La meilleure chose reste les mesures d’hygiène" (Maggie De Block)

A la veille d’un long week-end qui s’annonce ensoleillé et où de nombreux déplacements de population sont prévus dans le pays et alors qu’au même moment les chiffres de la pandémie augmentent de façon importante, la ministre de la santé, Maggie De Block a tenu à "tirer la sonnette d’alarme".

"Depuis 9 jours les cas augmentent", pointe d’emblée la ministre. En effet, ce vendredi on comptait 199 nouveaux cas de coronavirus, par rapport au chiffre annoncés la veille. Et une moyenne de 114 cas par jour sur la dernière de sept jours. Soit une augmentation de 32%. Quant aux hospitalisations, si les chiffres stagnent c’est aussi parce qu’il y a toujours un délai entre la contamination et la prise en charge médicale, indiquait Brecht Devleesschauwe, épidémiologiste chez Sciensano.

Des indicateurs peu encourageants

La ministre met en garde, actuellement les indicateurs ne donnent plus de signes encourageants. "Nous ne voulons pas perdre notre liberté que nous avons retrouvée, d’autant que l’économie reprend. Ce jeudi, nous aurons un Conseil national de sécurité et si ça continue nous devrons peut-être restreindre nos libertés, et ce n’est pas notre intention".


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Et d’ajouter, "le nombre d’hospitalisation risque d’augmenter, le nombre de personnes en unité de soins intensifs va augmenter. Et c’est quelque chose que l’on souhaite éviter. On ne va pas faire des sacrifices pendant des semaines pour ensuite se laisser aller et avoir fait ces efforts en vain".

D’ailleurs, face à ces augmentations et suite à de nombreuses critiques, Sciensano a décidé de coupler la méthode de calcul sur base de chiffres consolidés à celle des chiffres bruts journaliers. En effet, de nombreux experts, à l’instar d’Emmanuel André ont appelé à cette précision de sorte à pouvoir réagir rapidement en cas de nouveaux foyers contamination.

 

Respecter les mesures d’hygiènes

Face à cette situation et au relâchement de la population, la ministre de la santé martèle un seul message : "il faut respecter les mesures d’hygiènes", encore aujourd’hui. C’est le seul moyen d’éviter de nouvelles contaminations, insiste la Maggie De Block. Il faut donc respecter la distanciation sociale, se laver les mains régulièrement, porter un masque et s’isoler dès que l’on sent qu’on est malade, rappelle la ministre de la santé.

Pour l’heure, les libertés retrouvées ne sont pas (encore ?) remises en question. Il est encore possible de se rendre à la mer si on le souhaite ce week-end, explique Maggie De Block. "Mais il faut respecter les mesures de sécurité". Et d’ajouter "si vous êtes dans votre jardin, chez vous et que vous ne respectez pas les mesures quand il y a des visiteurs vous pouvez aussi être contaminé", rappelle la ministre.

"Nous n’avons pas de vaccin, nous n’avons pas de médicaments. Nous n’avons que les mesures pour nous protéger. Le virus est partout, il n’y a pas de 'safe place'".

Deuxième vague, vaguelette, rebond ?

C’est la question qui se pose désormais. Face à ces indicateurs plutôt pessimistes, doit-on considérer que nous sommes face à une deuxième vague ?

Pour rappel, il n’existe pas, pour l’heure, de seuil permettant d’indiquer si oui ou non nous sommes face à une deuxième vague, comme semble l’indiquer le virologue Marc Van Ranst ou simplement face à une vaguelette, comme le souligne Yves Van Laethem, le porte-parole du centre interfédéral de crise.


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A l’heure où les congés d’été du gouvernement ont sonné ce jeudi, existe-t-il un plan en cas de rebond ? Maggie De Block affirme que "le travail va continuer chaque jour évidemment". D’ailleurs, explique-t-elle, "chez Sciensano on a repris les chiffres quotidiens parce que c’est un moment important. Lorsqu’on voit une augmentation pendant neuf jours, on doit se demander si nous sommes face à une deuxième vague."

Un Conseil national de sécurité est prévu ce jeudi 23 juillet qui devrait annoncer l’entrée dans la phase 5 du déconfinement, si celle-ci n’est pas compromise.

 

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