Coronavirus en Belgique : en route pour une rentrée masquée dans le secondaire

La rentrée scolaire avance à grand pas et les établissements se préparent à une rentrée un peu particulière. Coronavirus oblige, des mesures de distanciations sociales, des règles sanitaires et le port du masque devront être respectés. D’autant que les autorités ont bien l’intention de réussir cette rentrée scolaire 2020 coûte que coûte. "Il faut immuniser la rentrée scolaire", a d’ailleurs martelé Sophie Wilmès lors de la conférence de presse du Conseil National de sécurité. " J’entends que la situation soit suffisamment maitrisée, donc sous contrôle pour permettre à tous nos enfants de retourner à l’école ", a expliqué la Première ministre.

 

 

En effet, les experts insistent, il est important pour les élèves de retrouver une vie scolaire quasi normale. Pour les 360.000 élèves du secondaire de la Fédération Wallonie Bruxelles (FWB), cela signifie certains ajustements. Le masque fait partie des outils requis pour assurer cette rentrée inédite.

Masque obligatoire en classe

Dès le 1er septembre, les élèves retourneront en classe. Pour les élèves du secondaire, il faudra porter le masque toute la journée en classe. Au cours de cet été, placé également sous le signe du covid-19, les adolescents ont déjà dû apprendre à vivre avec ce nouvel accessoire. En effet, face à la résurgence du coronavirus, plusieurs communes ont renforcé les mesures du port de masque dans les espaces publiques. A Bruxelles, par exemple, dès lors que la barre des 50 cas pour 100.000 habitants a été franchie, le port du masque a été rendu obligatoire partout dans l’espace publique.


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Nécessaire mais " gênant ", " dérangeant ", " compliqué "

"Pour la sécurité, c’est vrai que c’est mieux, mais cela reste dérangeant quand on le porte toute la journée", indique un jeune homme au micro de la RTBF. "Quand il commence à faire chaud, c’est compliqué pour respirer", explique de son côté une jeune adolescente. "C’est fatigant, parfois en classe on doit parler fort, avec le masque c’est compliqué. En plus, on reste toute l’année ensemble, donc si on doit garder le masque en classe, alors si nous sommes toujours avec les mêmes personnes, pourquoi", enchérit son amie.

Une adaptation qui ne devrait pas être évidente selon les premiers concernés. Toutefois ces derniers comprennent les enjeux sanitaires. "Ce n’est pas évident, certains ont des problèmes de respirations avec, mais en soi, c’est pour la sécurité et la santé de tout le monde", indique un jeune interrogé sur cette question à Bruxelles.

Dans les établissements, on se prépare

Il ne reste que quelques jours avant la rentrée, qui aura lieu le 1er septembre prochain. Alors pour les professeurs et les professionnels de l’enseignement, l’heure est à la préparation des classes et à la mise en place du dispositif coronavirus.

Sébastien Grau, directeur de l’école secondaire Eddy Merckx a d’ailleurs prévu des masques à fournir aux élèves qui n’en auraient pas. "Il nous reste encore un petit stock des masques fournis par la Fédération Wallonie Bruxelles. J’ai également des masques qui ont été cousus par des enseignantes au mois de mai", explique-t-il.

A la rentrée, les élèves pourront enlever le masque durant la récréation. Mais ils devront le supporter durant toutes les heures de cours, les salles de classe étant des endroits plus confinés.

C’est un peu les enfants que l’on sacrifie pour rassurer les adultes

Cette mesure pourrait être acceptée et supportée différemment en fonction des adolescents. "Il y a les anxieux, ça, c’est à peu près 10% de la population des adolescents. Le masque peut déjà leur faire peur", analyse Jean-Yves Hayez, pédopsychiatre et professeur émérite à l’UCLouvain. Et d’ajouter, "le masque va leur rappeler cet état de guerre contre un ennemi invisible dans lequel on est et donc cela pourrait augmenter leur stress ".


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Au-delà du port du masque, la préparation de cette rentrée 2020 est inédite à plusieurs égards. Pour les directeurs d’école il reste encore à organiser, la question de l’accueil des élèves ou encore la gestion quotidienne des élèves et des professeurs. Beaucoup de questions sont à régler pour le 1er septembre.

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