Coronavirus en Belgique : en moyenne, le chiffre d'affaires des entreprises est encore inférieur de 13% par rapport à la normale

Les entreprises belges, toujours secouées par la crise du coronavirus, estiment que leur chiffre d'affaires est à l'heure actuelle encore inférieur de 13% à la normale, ressort-il lundi d'une nouvelle enquête de l'Economic Risk Management Group (ERMG). Il s'agit d'une amélioration par rapport à la fin du mois de juin (+4 points de pourcentage) mais le redressement se montre poussif.

"La faiblesse de la demande" justifie en grande partie ce constat, dans presque tous les secteurs. Au niveau régional, il semble que l'impact perçu par les entreprises interrogées est plus important en Wallonie et à Bruxelles qu'en Flandre.

Selon ERMG, le secteur des arts, spectacles et services récréatifs reste, de loin, la branche d'activité la plus touchée puisque les entreprises de ce secteur rapportent un effondrement du chiffre d'affaires de 81% par rapport à la normale. Les raisons de cette diminution, et qui sont le plus souvent citées, sont l'interdiction formelle de certaines activités et la faible demande (pour respectivement 71 et 50% des entreprises sondées).

Le second secteur le plus affaibli reste celui de l'horeca avec une baisse du chiffre d'affaires de 42% par rapport à la normale, à cause de la "faible demande et de l'application des règles sanitaires ou de distanciation sociale".

Les entreprises du secteur de l'industrie font, elles, état d'un repli de 16% par rapport à la normale.

Concernant les perspectives pour l'année prochaine, seule une légère amélioration du chiffre d'affaires est anticipée par les répondants, qui disent s'attendre à une baisse de 10% par rapport à la normale en 2021. Sachant que "pour le secteur des arts, spectacles et services récréatifs et l'horeca, la baisse anticipée du chiffre d'affaires par rapport à la normale atteint encore respectivement 44 et 37% pour 2021", précise le rapport.

Le tableau se noircit davantage quant à la perception liée au risque de faillite. En particulier 8% des entreprises sondées estiment qu'une faillite est soit probable, soit très probable. Lors de l'enquête réalisée le 23 juin, cette proportion atteignait 5%.

Au niveau des problèmes de liquidité, les entreprises interrogées ne font pas état d'une amélioration puisqu'au cours de la semaine écoulée, trois entreprises sur dix indiquaient rencontrer des problèmes de liquidité, soit un résultat similaire à celui observé en juin.

Enfin, deux entreprises sur trois déclarent que la crise aura un effet durable sur le mode de travail tel qu'une intensification du télétravail ou une diminution des voyages d'affaires.

Cette enquête, réalisée la semaine dernière par plusieurs fédérations d'entreprises et d'indépendants (BECI, SNI, UCM, UNIZO, UWE et VOKA), a été coordonnée par la BNB et par la FEB. Elle fait suite à une série de dix vagues d'enquêtes réalisées entre mars et juin, dont l'objectif était d'évaluer l'incidence de la crise du coronavirus et des mesures de confinement sur l'activité économique et sur la santé financière des entreprises. Au total, 4.430 entreprises ont répondu aux questions.

"L'aide aux micro-entreprises wallonnes", reportage du JT du 6 juillet

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