"Pouvoir" des experts: "Lui, il n'a pas assumé le pouvoir qui lui a été confié par la population" rétorque Emmanuel André à Jeholet

Ce lundi, le ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles et membre du CNS Pierre-Yves Jeholet s’est exprimé dans les colonnes de La DH. Il y regrette notamment la présence de trop nombreux experts sur la scène médiatique belge lors de la crise du coronavirus.

Selon lui, "les experts se contredisent et certains aiment jouer sur la peur. Il faut peut-être que ces experts causent moins. Certains ont voulu prendre le pouvoir sans l’assumer".

Suite à ces déclarations, Emmanuel André, ex-porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19 a réagi sur Twitter en s’en prenant directement à Pierre-Yves Jeholet. "Et certains n’ont simplement pas assumé le pouvoir qui leur avait été confié par la population. Je me souviens de ces longues semaines où vous étiez absent."

Sophie Wilmès recadre tout le monde

Ce matin, la Première ministre Sophie Wilmès était l’invitée de Thomas Gadisseux dans Matin Première. Avant donc ce clash entre Emmanuel André et Pierre-Yves Jeholet, elle y a rappelé le rôle de chacun.

"Il ne faut pas faire de mauvais procès aux experts qui ont travaillé avec nous, rétorque Sophie Wilmès. On était dans une crise sanitaire aiguë, on l’a gérée de cette manière-là, cette crise est beaucoup plus légère que précédemment." La dynamique est donc de la "gestion du risque", et non plus de "gestion de crise", dit Sophie Wilmès. "Ce n’est donc pas anormal que nous changions", note-t-elle.

Dénonçant une "cabale contre les experts", elle rappelle que le Celeval, comme le GEES auparavant, est composé de personnes de différents horizons : santé, sécurité, économie, psychologie, etc. Elle admet qu’il "doit aussi y avoir un groupe plus large de rencontres scientifiques, pour qu’il y ait un consensus qui se dégage."

Le plus important : "que chacun reste à sa place, les experts conseillent, le politique décide", affirme-t-elle. Selon Sophie Wilmès, un détail rend sans doute les choses compliquées à gérer : la multiplication des voix contraires. "Le débat public, c’est très sain, mais lorsqu’on essaie de faire passer un message, c’est plus difficile", conclut-elle.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK