Coronavirus en Belgique : "Des pressions, on en a eu de tous côtés" affirme Celine Nieuwenhuys, experte membre du GEES

Véritable bombe ou pétard mouillé, les déclarations de Celine Nieuwenhuys sur le plateau de Questions en prime ce lundi soir sur la Une risquent en tout cas de susciter le débat dans les jours qui viennent.

Interrogée par Sacha Daout sur la question des pressions subies par le GEES, la Secrétaire générale de la Fédération des services sociaux, et membre de ce groupe d’experts chargé de conseiller les politiques dans les décisions autour de la crise du covid-19, n’a pas botté en touche, que du contraire, sans pour autant dramatiser la chose : "D’une part des pressions on en a eu de tous côtés. Pas seulement de l’Horeca. De la culture aussi, et de toute une série de secteurs fort impactés par la crise. Il était l’légitime qu’ils puissent faire remonter leurs inquiétudes. D’autre part les experts ne prennent pas les décisions. Les experts formulent les propositions et les politiques prennent les décisions. On a toujours été très clairs. […] Depuis le début nous n’avons pas voulu changer nos conseils, nos avis, parce que les politiques voulaient faire autre chose. Il me semble que des pressions on en a eu de tous. Certaines ont été plus entendues que d’autres. Soit par le politique, soit par les experts."

Les experts sont plus orientés sur le bien commun

Est-ce pour autant normal que certains aient l’oreille des politiques plus que d’autres ? Loin de jeter de l’huile sur le feu, Celine Niewenhuis garde le cap et demeure cohérente dans sa ligne explicative, sans langue de bois : " Ce qui est intéressant, c’est de voir que les experts sont plus orientés sur le bien commun car ils n’ont pas la question de l’électorat derrière eux. Ce qui est certain, c’est qu’il y a eu des pressions de certaines fédérations de CPAS et de lutte contre la pauvreté qui ont été moins entendues que certaines issues du secteur de l’économie".

Et de terminer son intervention sur cet aspect de la question en rappelant que la demande de transformer une partie de l’aide alimentaire par colis en chèques alimentaires, notamment afin de réduire les files d’attente auxquelles font face les plus précaires, n’avait pour l'instant pas encore été entendue.

Pour revoir l'intégralité de l'émission Questions en prime, c'est par ici:

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