Coronavirus en Belgique : des citoyens portent plainte contre l'Etat, jugeant le confinement "disproportionné"

Une quarantaine de personnes portent plainte contre l’Etat belge et contre le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem. Ces citoyens considèrent que les mesures de confinement pour lutter contre le coronavirus sont trop restrictives et trop attentatoires aux libertés individuelles.

Selon eux, les mesures de confinement contreviendraient à plusieurs articles de la Convention européenne des droits de l’homme.

Michaël Verstraeten est l’avocat qui représente une quarantaine de plaignants. Il précise : "On a copié le système chinois, un système communiste avec des lockdowns. Ce n’est pas possible, on aurait dû faire des exercices pour voir si c’était conforme avec les droits de l’homme".


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Mais Pierre-Arnaud Perrouty, directeur de la Ligue des Droits de l’Homme, nuance : "Ce qui est sûr c’est que les mesures sont très attentatoires aux libertés individuelles. Maintenant elles se justifiaient par une pandémie, très importante. Et la Convention des droits de l’Homme permet dans certains cas de limiter temporairement un certain nombre de libertés".

L’affaire sera traitée devant un tribunal civil. Les plaignants réclament un euro symbolique.

Le cabinet du ministre de l’Intérieur dit attendre la citation à comparaître.
 

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