Coronavirus en Belgique ce 5 janvier : pas de nouveau cas détecté du variant britannique

Yves Van Laethem
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Yves Van Laethem - © RTBF

Le Centre de crise a fait le point ce mardi sur l’épidémie de Covid-19 en Belgique. Selon les chiffres livrés par l’Institut de santé publique Sciensano, les indicateurs continuent de baisser.


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En moyenne 1582 nouveaux cas de coronavirus ont été détectés chaque jour entre le 26 décembre et le 1er janvier, soit un recul de 14% par rapport à la semaine précédente.

Il y a en ce moment 2227 patients traités pour le coronavirus dans les hôpitaux belges, dont 463 en soins intensifs.

Au cours des dernières 24 heures, 29 nouveaux décès ont été déplorés. En moyenne, le Covid-19 a fait 65 morts quotidiennement dans notre pays entre le 26 décembre et le 1er janvier, soit un recul de 23% par rapport à la semaine précédente. Au total, 19.750 personnes sont décédées en Belgique en raison du virus, qui a contaminé au moins 650.887 personnes depuis le début de l’épidémie.

"Les nouvelles contaminations par le coronavirus, les hospitalisations et les décès sont tous en baisse par rapport à la période précédant les vacances de Noël" a déclaré le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem. "L’année 2021 s’annonce comme une année de changements positifs, même si son début exige encore efforts, patience et persévérance pour retrouver des circonstances de vie plus favorables", a-t-il souligné.

"Cette diminution peut s’expliquer par plusieurs facteurs, dont le fait qu’on ait pratiqué moins de tests pendant la période de Noël. Avec le retour à la vie active, on s’attend néanmoins à voir augmenter le nombre de tests, notamment sur les personnes de retour de vacances à l’étranger, ce qui pourrait nous amener à constater une baisse moins rapide des cas de contamination", a-t-il précisé.

Yves Van Laethem a aussi annoncé que la situation des maisons de repos et des maisons de repos et de soin continuait de s’améliorer.

Le seuil des 75 hospitalisations par jour pourrait être atteint fin février, explique aussi Yves Van Laethem.

Les variants britannique et sud-africain

La Belgique a détecté en décembre quatre cas du variant britannique du virus, a expliqué Yves Van Laethem et "on n’a pas de nouveau cas détecté, malgré une recherche faite au sein de clusters qui pouvaient être inquiétants par leur augmentation rapide. Ces quatre cas ont été trouvés en Flandre, ces personnes n’ont pas eu de contact évident avec la Grande-Bretagne. Elles étaient près de la frontière hollandaise". Il a précisé : "Actuellement aucun cas de variant sud-africain n’a été détecté sur notre territoire".

Faut-il faire un suivi particulier concernant ces variants ? "In n’y a actuellement pas de mesure particulière qui ait été décidée. Je pense qu’il faut insister sur le fait que ces variants ne donnent pas une maladie plus grave, mais ils peuvent potentiellement se transmettre de manière plus rapide. Tant pour le variant D614G qui est actuellement dominant dans toute l’Europe que pour les autres variants, il faut avoir une attitude ferme pour le dépistage, mais surtout pour le tracing des contacts avec un isolement du patient, une quarantaine des contacts à haut risque. Cela veut dire qu’on reste chez soi et qu’on ne va pas travailler. L’important est d’appliquer les mêmes règles partout, quel que soit le variant considéré", a insisté Yves Van Laethem.

Dans une lettre ouverte, des médecins demandent que la stratégie de vaccination, qui privilégie actuellement les résidents et le personnel des maisons de repos, soit adaptée, et que ce soit le personnel de soin qui soit dorénavant prioritaire. Yves Van Laethem explique pourquoi la vaccination a d’abord commencé dans les maisons de repos : "Ce sont ces personnes qui ont été le plus touchées par la vague : ceux de largement plus de 65 ans, et qui sont souvent grevées de beaucoup de facteurs de comorbidité. Un problème logistique est survenu en décembre, et la livraison des vaccins telle qu’elle avait été imaginée a été perturbée. En janvier la firme Pfizer ne pourra livrer que la moitié des 600.000 doses prévues. Dans ce contexte et vu l’inconnue quant à la protection que confère le vaccin dans la transmission du virus, et vu la haute efficacité démontrée de la vaccination dans différents groupes d’âge, il a été décidé de continuer à faire une vaccination complète à deux doses chez les personnes les plus fragiles". Il fallait aussi tenir compte du risque d’engorgement du système hospitalier qui serait alors incapable de gérer d’autres pathologies. "Ceci ne s’est pas fait en abandonnant le personnel de santé, qui fera partie de la série suivante" des groupes à vacciner.

L'institut de santé publique Sciensano a réalisé une consultation citoyenne au sujet de la façon dont la campagne de vaccination est menée en Belgique. Yves Van Laethem a commenté cette étude, qui être consultée ici.

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