Coronavirus en Belgique ce 2 octobre : les courbes des infections et des hospitalisations se stabilisent

Coronavirus en Belgique ce 2 octobre : suivez la conférence de presse du centre interfédéral en direct à 11h
Coronavirus en Belgique ce 2 octobre : suivez la conférence de presse du centre interfédéral en direct à 11h - © Tous droits réservés

Comme tous les deux jours, Sciensano et le centre interfédéral de crise tenaient une conférence de presse ce vendredi 2 octobre, afin de faire le point sur l’évolution de la pandémie de covid-19 en Belgique. Les derniers chiffres montrent toujours une hausse du nombre moyen d’infections, qui s’élève à près de 1629 par jour entre le 22 et le 28 septembre, soit une hausse de 8% par rapport à la semaine précédente. La hausse ralentit toutefois par rapport aux dernières semaines.


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L’augmentation se stabilise, note le centre interfédéral. "On espère que les courbes vont continuer à se stabiliser et diminuer", affirme le porte-parole Yves Van Laethem. Il rappelle que le pourcentage de tests positifs atteint 5,6% dans le pays, ce qui montre encore une "circulation intense" du virus dans la population.

Le nombre de nouveaux cas se stabilise notamment chez les enfants et les ados, car la transmission dans les écoles est limitée, estime Yves Van Laethem. Chez les plus de 70 ans, on constate une augmentation, même si la situation semble aussi se stabiliser. En revanche, le nombre d’infections augmente dans les maisons de repos, ce qui inquiète le centre interfédéral.

La situation est sensiblement différente selon les provinces : on constate une augmentation modérée à Anvers (2%), plus forte à Namur, voire une diminution à Liège et dans le Brabant wallon. Bruxelles reste en tête du classement en nombre de nouveaux cas, avec 351 nouveaux cas par jour, une augmentation de 5%.

Le nombre de décès augmente, mais avec un retard

Concernant les hospitalisations, on compte en moyenne 69 nouvelles admissions par jour, soit une augmentation de 13% par rapport à la semaine précédente. Bruxelles compte toujours un tiers des cas, suivie de Liège, Anvers, le Hainaut et la Flandre orientale.Si les infections et les hospitalisations ralentissent, le nombre de décès, lui, continue à augmenter : on comptait cette semaine 7 décès par jour en moyenne, soit près du double de la semaine précédente. "Les courbes d’infections, d’hospitalisations et de décès se suivent avec un retard d’une semaine ou 10 jours, note toutefois Yves Van Laethem. Espérons que le ralentissement du nombre d’infections et d’hospitalisations va se traduire par un ralentissement du nombre de décès."


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Les médecins-vigies ont rapporté 121 consultations pour 100.000 personnes pour des syndromes respiratoires aigus, un chiffre très élevé pour la saison, note Yves Van Laethem. En effet, la grippe n’est pas encore arrivée, même si "d’autres virus circulent actuellement", rappelle le virologue. Heureusement, selon les rapports des médecins, un grand nombre de ces relevés concernent des personnes de moins de 65 ans, ce qui montre donc que la tendance ne touche pas les personnes les plus fragiles. Un cinquième des cas recensés a été testé positif au covid-19, un chiffre bien éloigné du pic de l’épidémie, où 40% des personnes ayant des symptômes étaient testées positives.

Selon le rapport des médecins-vigies, 14% des personnes indiquent qu’elles ont voyagé au cours des deux dernières semaines, contre 44% au mois d’août. Concernant les voyages justement, le centre interfédéral a évoqué le code couleur, mis à jour une nouvelle fois ce jeudi. "De plus en plus de régions deviennent rouges en Europe, note Yves Van Laethem, évoquant notamment la France. Si la situation venait à se détériorer, il est possible que l’entièreté de la France passe au rouge", prévient le virologue. Actuellement, quatre pays sont entièrement en zone rouge : la République tchèque, la Roumanie, le Luxembourg, Malte et l’Islande.

Une quarantaine réduite, mais les mesures doivent être respectées

Concernant la quarantaine, le centre interfédéral a fait le point sur les nouvelles mesures. La quarantaine est réduite à 7 jours en cas de contact étroit avec une personne infectée, mais à condition de faire un test au cinquième jour. En cas de test négatif, la quarantaine s’arrête deux jours après. En revanche, si le test est positif, la personne doit se mettre en isolement pendant sept jours après le test. "C’est un petit risque que nous prenons, mais qui doit être contrebalancé par le fait que vous allez assumer de prendre plus de précautions en quarantaine, rappelle Yves Van Laethem. C’est une condition importante pour que la diminution garde son sens." En d’autres termes, garder ses distances, porter un masque autant que possible, se laver les mains et surveiller sa santé.

"La manière la plus efficace pour contrer la propagation du virus, c’est de limiter ses contacts rapprochés, rappelle le porte-parole du centre interfédéral Benoît Ramacker. C’est difficile, parce que nous sommes tous des êtres sociaux, nous avons besoin de ces contacts, surtout pendant une pandémie." Ces contacts rapprochés sont donc permis, mais ils sont limités au nombre de cinq par mois. Un contact rapproché est une personne avec qui on peut passer 15 minutes à moins d’un mètre cinquante, sans masque. Le porte-parole rappelle que les rassemblements de plus de 10 personnes ne sont permis qu’après autorisation et sous certaines conditions (événements culturels, sportifs, mariages, etc.). "Ce n’est pas évident de tout respecter tout le temps, admet Benoît Ramacker. Mais respecter les six règles d’or reste la manière la plus efficace de se protéger et de protéger les autres."

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