Coronavirus en Belgique ce 16 novembre : 30% des patients hospitalisés n'ont pas de facteur de comorbidité

Ce lundi 16 novembre à 11h, le Centre de crise national en charge du suivi de l’évolution de l’épidémie Covid-19 en Belgique a tenu une conférence de presse. Au programme : la présentation détaillée des chiffres à jour liés à la situation sanitaire et les dernières recommandations à la population des autorités publiques.

Selon le bilan provisoire déjà diffusé ce lundi matin par l’Institut de santé publique Sciensano, le nombre d’admissions à l’hôpital continue de diminuer. On parle d’une baisse de 22% pour s’établir à 463 par jour en moyenne (entre le 9 novembre et le 16 novembre). Le nombre de personnes hospitalisées s’élève désormais à 6518, dont 1439 patients traités aux soins intensifs.

Pour ce qui relève des contaminations, leur nombre baisse également, de près de 50% sur les sept derniers jours. En moyenne, du 6 au 12 novembre, il y a eu 5056,9 contaminations quotidiennes. Le nombre de tests a lui baissé de 38% lors de la même période.

Le nombre moyen de décès quotidiens liés au Covid a baissé, également, après avoir franchi le cap des 200 décès par jour. Il s’élève ce lundi à 196.

Entre 50 et 80 ans

Quel est le profil des patients hospitalisés au cours de cette deuxième vague ? Le Centre de crise a souhaité l’analyser. "La situation n’a pas beaucoup changé entre la première et la deuxième vague", explique Yves Van Laethem, porte-parole. L’âge moyen du patient est compris entre 50 et 80 ans. La moitié sont âgés de plus de 70 ans : c’était déjà le cas au printemps.

55% des patients sont des hommes. Le facteur génétique explique cela : les hommes sont en effet plus touchés par le coronavirus que les femmes.

Chez les plus de 65 ans, 14,5% proviennent des maisons de repos et de soins contre 25% lors de la première vague. Une bonne nouvelle estime le Centre de crise au regard de la situation dramatique vécue dans ces établissements en mars et avril. 

Autre enseignement : on compte moins de soignants hospitalisés, soit 1,6% aujourd’hui contre 7% lors de la première vague. Raisons avancées par le Centre de crise ? Une autre expérience de la maladie et "des moyens de précaution disponibles et bien employés" par le personnel médical.

Tout le monde peut être conduit à être hospitalisés

A noter aussi que 71% des patients présentaient un facteur de comorbidité. "30% n’avaient pas de facteur favorisant. D’où l’importance de faire attention quel que soit son état de santé", rappelle Yves Van Laethem.

Pour ce qui est des patients en soins intensifs, ce sont principalement des hommes dans la soixantaine, la moitié ayant plus de 66 ans. Une autre manière de voir les données est la suivante : "50% d’entre eux ont entre 57 et 77 ans, donc des gens qui sont encore dans la force de l’âge qui travaillent ou qui sont encore des relativement jeunes retraités. Tout le monde peut être touché par le virus, tout le monde peut être conduit à être hospitalisé et à faire un séjour en soins intensifs".

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