Coronavirus en Belgique : Bruxelles, mauvais élève de la vaccination ?

La conférence de presse de la task force vaccination, la dernière avant l’été, avait des allures de fête ce samedi. Les chiffres annoncés sont positifs : plus de 10 millions de doses ont été administrées, avec 70% de la population adulte vaccinée en première dose, le tout faisant de la Belgique un des pays les plus performants en termes de vaccination.

Mais un petit détail vient ternir ce beau bilan : d’après les chiffres fournis par les Régions, la situation n’est pas égale partout en termes de couverture vaccinale. Selon le tableau de bord de covid-vaccinatie.be, 63,7% des Flamands sont vaccinés au moins en première dose, 56,9% des Wallons… et seulement 41,3% des Bruxellois.

Et si l’on en croit les prévisions de la task force, cet écart va se creuser. Fin juillet, elle s’attend à voir la couverture vaccinale de première dose atteindre 88% en Wallonie et 90% en Flandre, mais seulement 60% à Bruxelles. Alors comment expliquer ce retard ? "Pour les prochaines semaines, la Région s’attend à voir une diminution des réservations, précise Sabine Stordeur, la porte-parole de la task force. On observe une moindre adhésion."

Il y a notamment, à Bruxelles, des "poches à risque", des communes où le taux de vaccination est particulièrement faible. Au mois d’avril, on notait ainsi qu’on se faisait beaucoup plus vacciner dans le sud et l’est de Bruxelles : entre Woluwe-Saint-Pierre et Saint-Josse, le différentiel était de quasiment 30%.


►►► À lire aussi : Baromètre de motivation vaccinale : ni la carotte ni le bâton ne fonctionnent pour les hésitants


Pourtant, les livraisons, elles, continuent à arriver : d’ici fin juillet, la Belgique s’attend à recevoir plus de 4 millions de doses en tout. Se pose alors une question : Bruxelles va-t-elle se retrouver avec des doses en trop ?

On ne constate pas une hausse particulière de la motivation à se faire vacciner

C’est possible, explique Sabine Stordeur : "si toutes les planifications tiennent la route et qu’on ne constate pas une hausse particulière de la motivation à se faire vacciner, nous pourrions avoir dans les prochaines semaines un nombre supérieur de doses que de candidats à vacciner". Mais elle nuance : "ça fait beaucoup de conditionnel, ne mettons pas la charrue avant les bœufs." Car de nombreux facteurs peuvent faire évoluer cette situation : Bruxelles va vacciner beaucoup plus en première dose cette semaine, avant un retour des deuxièmes doses au mois de juillet. La task force attend également les chiffres de la vaccination au sein des institutions européennes, qui vont être réévalués.

Notre reportage du 26 juin sur les centres de vaccination à Bruxelles :

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK