Coronavirus : des bulles (enfin) élargies pour les mouvements de jeunesse

Coronavirus : des bulles (enfin) élargies pour les mouvements de jeunesse
Coronavirus : des bulles (enfin) élargies pour les mouvements de jeunesse - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Enfin un peu d’air pour les mouvements de jeunesse. Lors du comité de concertation du 5 mars, le Premier ministre Alexander De Croo a annoncé des assouplissements de mesure. Parmi les secteurs concernés, on retrouve celui de la jeunesse. Patros, scouts et guides pourront désormais accueillir plus de membres lors de leurs activités.

Cette décision, elle est attendue depuis plusieurs semaines par le secteur. Après une rentrée de septembre en code jaune (bulles de 50, activités autorisées pour tous les âges), les choses se sont compliquées au fil des mois. Au mois de novembre, l’application du code rouge a entraîné l’arrêt des activités des sections composées d’enfants de plus de 12 ans. Fin janvier, les différents ministres de la jeunesse ont décidé que les mouvements de jeunesse ne pouvaient plus accueillir leurs membres qu’en groupe de 10 dès le premier février. Une règle qui a été difficile à gérer pour certaines sections, faute de locaux suffisants. Si certains ont choisi de se répartir dans des lieux différents, d’autres ont choisi de réduire la fréquence de leurs activités pour faire tourner les effectifs

A partir de ce week-end, les règles vont être un peu simplifiées. Les bulles de 10 resteront d’application pour les enfants de plus de 13 ans et pour les plus jeunes lorsqu’ils auront leurs activités en intérieur. Lorsque ces derniers seront à l’extérieur, ils pourront dorénavant se regrouper à 25. Pour Roxane Abé, présidente du Patro Notre-Dame Auxiliatrice de Tournai, ces mesures vont faire du bien au moral. "Il était temps pour nous d’avoir des mesures plus souples car diviser les sections ou faire patro une semaine sur deux, ce n’était pas facile. Nous étions obligés de diviser nos sections par deux et c’était assez difficile pour nous et pour nos enfants."

Des animateurs perdus au milieu des règles

Même si elles sont positives, ces nouvelles mesures imposent un nouveau fonctionnement pour les mouvements de jeunesse. Et ce n’est pas la première fois. Depuis le début de la crise, les cadres animateurs n’ont pas été épargnés. Ils ont dû régulièrement s’adapter à des règles qui changent presque chaque mois. Une prouesse pour ces adolescents qui se sont retrouvés avec beaucoup plus de responsabilités qu’habituellement. Organisation en bulles de 50, interdiction des activités pour les plus de 12 ans ou encore autorisation d’activités uniquement en extérieur, cela relevait parfois du casse-tête pour mettre en place tout cela. Un remue-ménage qui devient parfois pénible pour les présidents comme Roxane qui doivent "à chaque fois tout recommencer à chaque nouvelle règle en mettant en place une nouvelle organisation, en devant rassurer les animateurs et communiquer avec les parents".

Les différentes fédérations proposent de nombreux outils à leurs membres pour continuer à animer tout en respectant les gestes barrières.

Des perspectives pour avril

En avril, les règles pourraient continuer à évoluer dans le bon sens pour les mouvements de jeunesse. Le 26 mars prochain, le comité de concertation se réunira une nouvelle fois afin d’analyser l’impact des mesures prises au début du mois. En cas de chiffres positifs, de nouveaux assouplissements seront autorisés. Les patrouilles ou autres sections auraient la possibilité d’organiser des camps durant les vacances de Pâques. Pour cela, il faudra évidemment respecter un protocole particulier. Outre les gestes barrières et le gel habituel, un nombre maximal de participants serait fixé. Au total, seuls 25 animés de moins de 19 ans pourraient se retrouver ensemble. Une aubaine pour Roxane qui se réjouit "de retrouver une ambiance patro et de pouvoir la partager aux plus petits."

Qui dit mouvements de jeunesse dit évidemment camps d’été. On s’en souvient, l’année dernière, les règles étaient claires. Animateurs et enfants ne pouvaient se retrouver dans une bulle de maximum 50 participants. Même s’il est trop tôt pour savoir ce qui en sera cet été, le secteur espère quand même organiser des camps les plus normaux possibles. Quelles que soient les règles, les jeunes n’attendent qu’une chose, c’est d’enfiler foulard et sac à dos en juillet et août.

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